La CSN demande à Barrette de stopper sa réforme

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La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) demande à Gaétan Barrette de mettre un frein à sa réforme de la santé

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «On avait prédit que la réforme Barrette était la mauvaise solution. Il doit cesser d'agir en charlatan.»

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Josée Marcotte est vice-présidente responsable du personnel de bureau et administratif à la FSSS-CSN. 

François Gervais, Le Nouvelliste

Josée Marcotte ne met pas de gants blancs pour dénoncer la réforme instaurée par le ministre Gaétan Barrette dans le domaine de la santé.

La vice-présidente responsable du personnel administratif et de bureau à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) demande au ministre Barrette de mettre un frein à sa réforme en raison de ses conséquences sur la qualité des services aux citoyens et sur l'état de santé des employés administratifs.

Selon la FSSS-CSN, la réforme en santé engendre différents impacts négatifs auprès du personnel administratif et de bureau du réseau.

Surcharge de travail, hausse du taux d'absentéisme de la part du personnel, augmentation de la consommation de médicaments des employés de bureau, voilà quelques impacts de la réforme, plaide le syndicat.

«Il est faux de prétendre qu'il y a eu amélioration des services et on est grandement inquiet de l'état de santé du personnel. Il y a moins de monde pour en faire plus, ça a un effet sur la santé du personnel qui est à bout de souffle.

On demande au ministre Barrette de freiner sa réforme et de prendre le temps de faire l'analyse des services à la population et de l'état de santé de son personnel», fait valoir Mme Marcotte, à l'issue d'un point de presse tenu lundi à Trois-Rivières.

Le personnel administratif et de bureau est affecté à l'accueil des patients dans les hôpitaux, à la prise de rendez-vous, à la transcription de données destinées aux dossiers médicaux. Ces gens sont un maillon important du réseau de la santé, estime le syndicat.

«On est minuté pour la prise de rendez-vous, déclare Frédérick Beaulieu, président du Syndicat du personnel de bureau du CSSS de Trois-Rivières. Le gouvernement coupe dans le personnel, cela fait moins de personnes qui peuvent céduler des cliniques. On peut être un vendredi et la clinique en dermatologie pour le lundi et le mardi n'est pas remplie. Un médecin peut attendre pour voir des patients.»

Selon M. Beaulieu, des urologues auraient donné comme mission à des agentes administratives de déterminer quel patient doit être vu en premier, à cause d'une surcharge de travail.

«C'est une agente administrative qui fait le travail d'un urologue, reproche M. Beaulieu. Ce n'est pas à une secrétaire de décider de la vie des personnes. C'est à un médecin qui est formé pour ça. On a avisé l'employeur il y a un mois et demi. La direction dit qu'elle va faire des vérifications avec les urologues. Ça ne bouge pas plus que ça.»

La direction du CIUSS n'a pas la même lecture de la situation. Selon un communiqué provenant de la direction des programmes chirurgicaux et des services spécialisés, les agentes administratives ne sont pas autorisées à faire le tri des demandes de consultation en urologie.

Un processus de priorisation des demandes a été mis sur pied il y a près de deux ans, donc avant la mise en place de la réforme en santé, afin d'améliorer l'efficience de la gestion des listes d'attente en urologie.

En partenariat avec les urologues, ce processus permet aux agentes administratives d'inscrire les demandes de consultation dans un logiciel informatique selon la priorité indiquée.

Maintenir la pression

Cette demande de la FNSSS-CSN survient après que le ministre Barrette eut déclaré ne pas voir l'intérêt de faire évaluer sa réforme. Josée Marcotte affirme que cette situation n'empêchera pas le syndicat de maintenir la pression sur le ministre de la Santé.

«Le ministre Barrette n'est pas celui qui a le plus d'écoute, malheureusement. Mais on n'est pas le seul groupe à réclamer un temps d'arrêt. On a atteint un seuil critique. On va continuer à interpeller le ministre.»

«Il est faux de prétendre qu'il y a eu amélioration des services et on est grandement inquiet de l'état de santé du personnel. Il y a moins de monde pour en faire plus, ça a un effet sur la santé du personnel qui est à bout de souffle.

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