17 heures d'attente à l'urgence: une réponse pour Valérie Doucet

Valérie Doucet et son fils Jacob.... (Sylvain Mayer)

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Valérie Doucet et son fils Jacob.

Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) De passage dans la région pour annoncer une kyrielle d'investissements dans le domaine de la santé vendredi, le ministre Gaétan Barrette a été interpellé au sujet de la lettre qu'une Trifluvienne, Valérie Doucet, lui a envoyée la semaine dernière avant de la publier sur Facebook. Cette jeune mère et son fils de deux ans ont dû patienter 17 heures à l'urgence du centre hospitalier de Trois-Rivières avant de rencontrer un médecin.

Cette lettre, dont des extraits ont été publiés en page deux du Nouvelliste du 7 avril, a fait grand bruit. Questionné à ce sujet, le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec a avoué qu'il n'avait pas encore eu la lettre, mais que cela ne saurait tarder. Il indique de plus qu'il allait y répondre.

Gaétan Barrette affirme que Valérie Doucet et son fils ont été confrontés à des circonstances exceptionnelles lorsqu'ils se sont présentés au centre hospitalier. Il note toutefois que les mesures qu'il souhaite mettre en place vont permettre d'éviter ces situations.

«L'hôpital était en débordement, mais la chose la plus importante, c'est de réaliser que s'il y avait eu des supercliniques et si le groupe de médecine de famille (GMF) était ouvert jusqu'à 20 h, sept jours sur sept, cette personne qui est arrivée à l'urgence aux alentours de 17 heures n'aurait pas eu à aller à l'urgence», a déclaré le ministre de la Santé lors de son passage dans la région vendredi. «Ça va se corriger. Je comprends cette mère d'avoir été déçue du système et c'est la raison pour laquelle on met en place ces réformes.»

Le ministre de la Santé et des Services... (François Gervais) - image 2.0

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Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.

François Gervais

Les heures d'ouverture étendues sont promises par le ministre Barrette d'ici la fin du mandat de son gouvernement, en 2018. «Il y aura des heures d'ouverture étendues d'ici la fin du mandat partout au Québec parce qu'on va l'obliger. S'il y avait eu des supercliniques comme on les veut, c'est-à-dire ouvertes 12 heures par jour, sept jours sur sept, ainsi que des heures étendues dans les GMF partout au Québec, elle n'aurait pas eu à aller à l'urgence pour attendre trop longtemps. Elle aurait eu accès, près de chez elle, à ces soins et tout le monde aurait été bien content», a ajouté le ministre de la Santé.

«L'élément supplémentaire c'est que les gens de notre réseau doivent se coordonner. Elle aurait pu être dirigée pas très loin de chez elle, notamment à Louiseville où il n'y avait pas d'attente pour avoir cet accès.»

D'emblée, Valérie Doucet qualifiait les propos de Gaétan Barrette de «réponse de ministre». «C'est des promesses, mais il reste à savoir s'il va les tenir et si, justement, ça va changer très prochainement», a affirmé en entrevue la jeune mère de famille. «C'est bientôt qu'il faut que ça soit réglé... pas dans quatre ans.»

La dame et son fils ont déjà un médecin de famille dans un GMF. Toutefois, lorsqu'ils devaient le consulter, celui-ci n'avait pas de plage horaire «quand c'était une priorité». «Pour les enfants, ça prendrait un service de pédiatrie ouvert sept jours sur sept avec des soins à proximité. Parce que même si on a besoin de prendre des radiographies, comme ce fut le cas pour mon fils, on devra aller à une autre place», a précisé Valérie Doucet. 

Depuis la publication de la lettre, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec a communiqué avec Valérie Doucet pour lui affirmer qu'il prenait en considération ses commentaires et qu'il évaluait la situation. 

La publication de la lettre de Valérie Doucet a fait grand bruit sur les réseaux sociaux. Elle a été partagée près de 4000 fois sur Facebook uniquement. Et depuis la publication de l'article qui en faisait mention dans ces pages, Mme Doucet a accordé une entrevue à l'émission de Benoît Dutrizac au 98,5 Fm de Montréal. 

La jeune femme ne s'attendait pas à une aussi grande réaction. Elle affirme que cela démontre de la force des réseaux sociaux lorsqu'ils sont bien utilisés et qu'on y dénonce une situation de façon intelligente. 

Avec la collaboration d'Audrey Tremblay

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