Moins d'infirmières à l'urgence de Louiseville

La présidente du SIIIACQ-CSQ, Andrée Guillemette a manifesté... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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La présidente du SIIIACQ-CSQ, Andrée Guillemette a manifesté mardi en compagnie de plusieurs collègues du Centre Avellin-Dalcourt de Louiseville.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Louiseville) À compter du début du mois de mai, l'urgence du Centre Avellin-Dalcourt de Louiseville devra composer avec une réduction de personnel chez les infirmières et infirmières auxiliaires.

Une nouvelle qui est loin de réjouir le Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires du Coeur-du-Québec (SIIIACQ-CSQ), qui a tenu une manifestation devant l'urgence de Louiseville hier matin afin de dénoncer la situation.

L'annonce a été faite au personnel au cours de la journée de lundi. Les personnes touchées seront rencontrées individuellement dans la semaine du 4 avril et les abolitions se feront au début du mois de mai. 

Même si on ne sait pas encore exactement combien de postes seront touchés, le SIIIACQ parle déjà d'une décision désastreuse qui affectera directement les services aux usagers.

«On va avoir des rencontres, des discussions. On espère pouvoir réaménager pour qu'il y ait le moins d'impacts possibles sur le plancher. Mais on ne peut pas faire de miracles. Le personnel court toujours donc on ne pourra pas faire plus», mentionne Andrée Guillemette, présidente du SIIIACQ.

Cette dernière explique que pour en arriver à ces coupes, le CIUSSS-MCQ a comparé les urgences mineures entre elles, soit celles de Fortierville, Nicolet et Louiseville, pour en vérifier la performance.

Des coupes d'autant plus injustifiées, selon elle, puisqu'il y a à peine deux ans, trois postes à temps plein et trois à temps partiel ont été ouverts à Louiseville, sans compter que les infirmières devaient, il y a quelques mois encore, effectuer du temps supplémentaire obligatoire.

«C'est comme si l'importance au Québec, ce n'était que les calculs. On compare les types d'urgences, le nombre de civières, le nombre de personnes qui travaillent sur le plancher mais on ne s'occupe pas des soins à la population», déplore Andrée Guillemette, soulignant qu'on nivelle ainsi par le bas sans tenir compte des réalités territoriales, de la fréquentation des urgences ou encore du vieillissement de la population.

Le nombre de civières au permis à l'urgence de Louiseville est de quatre, mais il arrive fréquemment que ce nombre déborde, selon les employés qui se trouvaient sur place pour manifester mardi matin.

Que le début

Pour Andrée Guillemette, les coupures annoncées au Centre Avellin-Dalcourt ne sont que le début et d'autres décisions semblables sont redoutées un peu partout sur le territoire. 

«On s'attend à des choses incontrôlables et pas nécessairement viables pour le personnel en soins de santé. Tout ce qui compte, c'est le budget.

Le ministre Barrette nous dirige tranquillement vers le privé. Nous on prône la constance des services publics. On a travaillé fort pour avoir des services publics de qualité et on met tout en oeuvre pour nous nuire», signale la présidente du syndicat.

Au CIUSSS-MCQ, on explique avoir procédé à des analyses rigoureuses pour comparer les différents milieux dans une optique d'amélioration continue.

Autant les volumes, les délais, la qualité, le nombre d'heures travaillées, le type de clientèle que l'utilisation des espaces sont étudiés. 

«Quand on constate des différences importantes dans le nombre d'heures travaillées pour l'obtention d'un même résultat, nous avons l'obligation, dans un esprit de saine gestion des finances publiques, de questionner les façons de faire et de s'ajuster. 

Pour le cas précis de Louiseville, nos analyses nous démontrent que nous pouvons être plus performants. À la fin de nos travaux, qui sont en cours avec nos équipes, il y aura moins de personnel, mais nous offrirons les mêmes services avec la même qualité.

Par contre, tous les employés conservent leur lien d'emploi», explique Caroline Paquin, conseillère en communication au CIUSSS-MCQ, qui ajoute que l'organisation conserve comme priorité d'offrir des services de qualité à la population.

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