Virus du Nil: 42 cas cliniques au Québec en 2015

Vaut mieux se prémunir contre les piqûres de... (François Gervais)

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Vaut mieux se prémunir contre les piqûres de moustique.

François Gervais

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) On en entend moins parler, mais le virus du Nil occidental (VNO) est toujours bien présent au Québec où 42 cas cliniques ont été répertoriés, en 2015, dont un dans la région Mauricie et Centre-du-Québec.

Les régions les plus touchées au cours de la dernière année ont été la Montérégie, avec 16 cas et Laval avec 11 cas. L'Ontario arrive en deuxième place, avec 33 cas, suivie par le Manitoba avec 5 mentions. Aucune autre manifestation n'a été répertoriée ailleurs au Canada.

En date du 19 décembre dernier, 58 % des patients atteints du VNO dans la population humaine au Canada présentaient des symptômes neurologiques. On entend par là des encéphalites, confusion, paralysie des membres inférieurs ou problèmes du système nerveux qui peuvent devenir permanents.

Onze chevaux, dont un au Québec, ont aussi contracté le VNO en 2015.

Le sud du Québec a connu un automne et un début d'hiver 2015-2016 particulièrement doux grâce aux effets du fameux courant El Niño.

Richard Vadeboncoeur, biologiste et directeur du développement des affaires chez GDG Environnement, une firme spécialisée dans le contrôle des insectes piqueurs, indique que «pour la très grande majorité des espèces de moustiques, c'est plutôt leurs oeufs qui affrontent le gel en hiver. «On comprend que les variations de températures ont alors beaucoup moins d'effets parce que l'oeuf est déjà équipé, si vous voulez, pour passer l'hiver», dit-il.

Les oeufs de moustiques n'éclosent pas en hiver malgré des poussées de chaleur comme celle qu'on a connue la veille de Noël alors qu'il faisait 13 degrés au-dessus de zéro.

Et «quand on a des hivers doux, il y a une survie des populations plus grande», estime-t-il.

Chose certaine, rappelle M. Vadeboncoeur, les insectes piqueurs vecteurs du VNO transportent une charge virale plus grande quand il fait plus chaud. «Le VNO fonctionne vraiment avec les degrés-jours, donc de la chaleur», dit-il. C'est donc la température et les précipitations de l'été prochain qui détermineront la force de frappe du VNO en 2016, explique-t-il.

Malgré l'hiver nettement au-dessus des moyennes saisonnières que l'on vit actuellement, l'effet du courant El Niño n'affectera pas la saison estivale, assure Marie-Ève Giguère d'Environnement Canada. «L'effet s'atténue à la fin de l'hiver», explique-t-elle. On ne peut donc prédire quel genre d'été on aura et s'il favorisera ou non la quantité de charge virale des moustiques infectés par le VNO.

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