Guignolée du Centre de pédiatrie sociale: près de 58 000 $ de coeurs charitables

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Même si les citoyens peuvent continuer à donner, en ligne, au Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières, ce sont près de 58 000 $ qui ont été amassés en fin de semaine lors de la 6e édition de la Guignolée.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Ils sont 30 000 au Québec, plusieurs centaines à Trois-Rivières, les enfants qui vivent une situation de vulnérabilité sociale. Chaque année, les 300 bénévoles engagés dans le cadre de la Guignolée du Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières (CPSTR) se relaient aux coins des rues pour amasser des dons qui, à 85 %, servent directement tous ces enfants assis «entre deux chaises». En fin de semaine se déroulait la sixième édition de ce rendez-vous des coeurs charitables.

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Le fondateur du CPSTR, le Dr Raymond Perreault, ainsi que la pédiatre Marie-Céline Caumartin. 

Olivier Croteau

L'an passé, à pareille date, le fondateur du CPSTR, le Dr Raymond Perreault, s'attristait que son organisme ne soit pas en mesure de répondre positivement à toutes les demandes d'aide enregistrées à la petite clinique de la rue Saint-François-Xavier. Malgré une dose de bonne volonté, certains enfants défavorisés devaient faire les frais d'une liste d'attente qui s'étirait sur plus d'un an. «On est encore dans cette réalité-là», se désole la pédiatre Marie-Céline Caumartin, qui pratique au CPSTR.

«Les enfants que l'on rencontre habitent les quartiers défavorisés. Ce sont des enfants qui, en général, ne sont pas suivis par le réseau local de santé. Ils sont donc entre deux chaises», image le Dr Perreault.

Chez cette clientèle, «on parle beaucoup de stress toxique», renchérit la Dr Caumartin. «On sait maintenant que les difficultés que vivent les mamans lors de leur grossesse auront des incidences sur le développement du cerveau de l'enfant. Ces enfants-là débuteront donc leur vie avec de plus grandes difficultés», par exemple en termes de langage ou de motricité. 

Actuellement, les actions du CPSTR touchent sept quartiers «très défavorisés» de Trois-Rivières. Le Dr Perreault estime que six ou sept quartiers supplémentaires nécessiteraient des services de pédiatrie sociale, entre autres dans le secteur Cap-de-la-Madeleine où dans les municipalités périphériques.

«C'est dans les projets du CPSTR de couvrir un plus large territoire», lance le Dr Perreault comme un vent d'espoir. «On ne fournit pas à la demande», précise la directrice générale de l'organisme, Maryse Bourget.

Si, en 2015, la liste d'attente existe toujours, le CPSTR nourrit de grandes ambitions. Non seulement espère-t-il doubler d'ici deux ans ses heures d'ouverture, passant de deux jours à trois, puis à quatre jours par semaine, mais également on compte réaliser un florilège de projets qui dorment sur la table des rêves faute de fonds pour les concrétiser.

Pour faire couler de l'eau au moulin de ses aspirations, le CPSTR tenait donc, en fin de semaine, sa Guignolée. Samedi, seize points de collecte ont été répartis sur le territoire de l'agglomération trifluvienne. «La Guignolée est l'activité qui nous permet d'amasser le plus de fonds dans l'année. Elle a donc une grande importance», note le président du conseil d'administration, Alain Lemieux.

«Les sommes amassées servent à faire une différence dans la vie des enfants qui sont en lien avec le CPSTR.»

En 2016, fière d'un premier plan stratégique quinquennal rédigé au printemps dernier, Mme Bourget caresse une série de projets qui, chacun à sa manière, décuplera les services rendus aux enfants vulnérables. Entre autres, les locaux de l'organisme ne répondant plus aux besoins, la directrice générale appelle de ses voeux le déménagement de ses pénates d'ici mars 2016 afin d'accueillir du personnel additionnel et, par ricochet, davantage d'enfants.

Ainsi, ce ne sont plus 350 petits patients, issus de 270 familles, que l'on souhaiterait épauler, mais bien 850 d'ici cinq ans. Notons également que la mise sur pied d'un garage à musique est envisagé, voire la formation d'une équipe de hockey à l'orée de 2017. «C'est dans notre plan stratégique», mentionne Mme Bourget.

«On parle beaucoup de réfugiés ces temps-ci, mais la pauvreté, ça existe aussi ici», remarque la Dr Caumartin. «Beaucoup d'enfants sont laissés pour compte, laissés entre deux chaises», ajoute la directrice générale. 

À l'instar de son collègue provincial, Jean-Denis Girard, et du député de Maskinongé Marc H. Plante, le député fédéral de Trois-Rivières, Robert Aubin, a passé une partie de la journée de samedi au coin des rues des Forges et Royale pour encourager les automobilistes à donner sans compter. Ce dernier se dit prêt à discuter avec le conseil d'administration pour voir dans quelle mesure Ottawa pourrait participer à la réalisation du plan d'expansion du CPSTR.

«Dans un certains nombre de projets, on peut penser à des accompagnements [du gouvernement fédéral]. Il va falloir s'asseoir ensemble pour voir l'ensemble des besoins et voir s'il y a un programme fédéral auquel on peut trouver une correspondance et qui permettrait d'amener une part importante de financement.»

Rappelons qu'il est possible de faire un don en ligne, en tout temps, en visitant le site Internet du CPSTR au www.cpstr.org, voire par la poste en adressant son chèque au CPSTR (946, rue Saint-Paul, bureau 213, Trois-Rivières, G9A 1J3).

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