Avenir de Cloutier-du Rivage: les professionnels s'impatientent

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Le député de Champlain, Pierre Michel Auger

Gabriel Delisle

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(Trois-Rivières) Exaspéré par la longueur de l'attente pour obtenir une réponse de la part de Québec au sujet de l'avenir du Centre Cloutier-du Rivage, le Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes, infirmières auxiliaires du Coeur-du-Québec (SIIIACQ-CSQ) demande au ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, de donner l'heure juste à ses membres. Ces professionnels de la santé veulent savoir si l'urgence sera fermée ou transformée en super-clinique.

«Je veux la vérité», affirme la présidente du SIIIACQ-CSQ, Andrée Guillemette, à la sortie d'une rencontre avec le député libéral de Champlain, Pierre Michel Auger. «L'option [retenue pour l'avenir de l'urgence de Cloutier-du Rivage], c'est n'est pas moi qui va la choisir. Mais je veux que le ministère arrête de nous dire toutes sortes de choses qui ne se concrétisent pas. [...] Ça fait des années que ça dure, que c'est reporté de six mois en six mois.»

En décembre 2014, le député libéral de Champlain avait à nouveau affirmé au syndicat qu'aucun établissement de santé ne fermerait sur son territoire. Pierre Michel Auger avait de plus mentionné devant les médias en avril dernier que l'urgence du Centre Cloutier-du Rivage respectait les critères pour qu'elle soit convertie en super-clinique, élément confirmé par le ministre de la Santé lors de l'annonce, un mois plus tard, de la 2e phase de l'agrandissement du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux Mauricie-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ).

Depuis, le syndicat affirme ne pas avoir eu de nouvelle. Ce climat d'incertitude quant à l'avenir de l'urgence a entraîné le départ de plusieurs professionnels d'expérience, soutient Andrée Guillemette.

«Il faudrait vraiment qu'il y ait quelque chose d'officiel. Ça fait des années qu'on menace de fermeture. Du personnel a migré vers d'autres établissements pour être certain de ne pas se retrouver avec rien», note Mme Guillemette. «C'est de l'instabilité et on doit par conséquent travailler toujours avec du nouveau monde, des nouvelles équipes.»

Par ailleurs, deux civières sur six du Centre Cloutier-du Rivage ont été enlevées pour les deux quarts de travail restants. Rappelons que le quart de nuit a déjà été aboli. Cela témoigne de l'effritement des services.

«C'est super si ça devient une super-clinique. Au moins, on va arrêter de perdre notre personnel. Il y a toutes les activités nécessaires pour faire de Cloutier-du Rivage pour faire une super-clinique», explique Mme Guillemette. «Si on arrive à nous prouver qu'on doit fermer l'urgence pour transformer en super-clinique, le personnel serait content d'avoir une vraie nouvelle. Et la clientèle de ce secteur de Trois-Rivières est plus vulnérable que dans d'autres secteurs.»

Aux côtés de la présidente du syndicat lors du point de presse, le député de Champlain a répété que le Centre Cloutier-du Rivage a tout ce qu'il faut pour devenir une super-clinique. Il soutient toutefois que les critères pour qu'un centre devienne une super-clinique n'ont pas encore été définis officiellement par le ministère de la Santé.

«Par contre, on a déjà dit, moi comme le ministre Barrette, que tout était en place pour faire de Cloutier-du Rivage une super-clinique. Moi aussi je veux une réponse. Ça fait deux ans que je suis élu et il n'y a pas une semaine où je ne parle pas du dossier au ministre de la Santé», soutient Pierre Michel Auger qui se demande si les médecins iront travailler à Cloutier-du Rivage si le centre est converti en super-clinique. Une réponse claire qui n'est pas venue du côté du CIUSSS MCQ, vendredi, même si l'on a tenu à se montrer rassurant. L'adjointe au PDG - Relations médias, Audrey-Ann Milot, a en effet signalé que tant et aussi longtemps que le cadre de gestion sur les super-cliniques ne sera pas déposé par le ministère de la Santé, les services d'urgence offerts à Cloutier-du Rivage demeureront. Un dépôt, assure Mme Milot, «qu'on s'attend à recevoir bientôt».

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