Un nouvel outil pour les intervenants en dépendance

À gauche, Lisa Massicotte, directrice générale de l'AIDQ... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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À gauche, Lisa Massicotte, directrice générale de l'AIDQ et Candide Beaumont, directrice du projet.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

Il aura fallu deux ans pour le préparer, c'est pourquoi l'Association des intervenants en dépendance du Québec était particulièrement fière de procéder au lancement, mardi, d'un tout nouveau coffret d'intervention portant sur la dépendance et les problèmes mentaux concomitants.

L'ouvrage était d'autant plus attendu qu'il n'existe que très peu de matériel sur ce sujet, indique la directrice générale de l'AIDQ, Lisa Massicotte.

Plus de la moitié des personnes qui vont chercher de l'aide pour leur problème de dépendance présentent aussi un problème mental, indique Mme Massicotte. Souvent, ce problème n'a même pas été diagnostiqué.

Le coffret se veut donc un outil de soutien pour tous ceux et celles qui oeuvrent dans les milieux d'intervention.

Il contient un guide ainsi que six fiches portant sur les troubles d'utilisation des substances et les problèmes d'anxiété, les symptômes de stress post-traumatique, les symptômes dépressifs la personnalité antisociale, la personnalité limite ainsi que les symptômes de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité.

Le coffret a été présenté dans le cadre du Colloque AITQ-RISQ qui se tient présentement à Trois-Rivières.

Il est l'aboutissement d'un vaste chantier de réflexion et de concertation entre plusieurs experts des domaines de la dépendance et de la santé mentale dont Jean-Marie Ménard, coordonnateur des services professionnels au Centre de réadaptation Domrémy de la Mauricie et du Centre-du-Québec et co-directeur de la Recherche en intervention sur les substances psychoactives-Québec.

Comme l'explique Candide Beaumont, directrice du projet, le coffret contient des suggestions et des recommandations d'interventions auprès de la clientèle en dépendance, mais les interventions doivent être adaptées à chaque individu. «Ce n'est pas une solution clef en main», précise-t-elle. «Il faut utiliser son jugement clinique», dit-elle.

L'outil permet d'apprendre que des symptômes mentaux peuvent être induits par la consommation de substances psychoactives. Par exemple, il existe un lien entre l'alcoolisme et la dépression, illustre-t-elle. Mais il existe aussi des gens qui «soignent» leurs symptômes mentaux en consommant. Il y a donc un phénomène de l'oeuf ou de la poule qui doit être discerné. Les intervenants doivent aussi comprendre les symptômes du sevrage, explique Mme Beaumont. Bref, le coffret saura mettre en lumières plusieurs aspects de cette problématique complexe de santé.

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