Opération petite séduction pour la relève médicale

Près de 85 étudiants en médecine du Campus... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

Près de 85 étudiants en médecine du Campus de l'Université de Montréal en Mauricie se sont laissé séduire par le CIUSSS MCQ qui les invite non seulement à faire leur stage en région, mais à s'y établir une fois leur diplôme obtenu.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En 2013, ils étaient 56. Cette année, près de 85 étudiants en médecine du Campus de l'Université de Montréal en Mauricie se sont rassemblés dans le cadre de la troisième édition du Rendez-vous de la relève médicale. L'objectif de l'événement, qui est appelé à se répéter à tous les deux ans: faire connaître la diversité des milieux de pratique et, du même souffle, séduire les futurs médecins afin qu'ils s'installent en région au cours de leur stage ou après l'obtention de leur diplôme.

«Le rendez-vous de la relève médicale est l'occasion idéale, pour nos étudiants venant des quatre coins du Québec, de découvrir la diversité des milieux de pratique et de stages. Les 1000 médecins oeuvrant au sein du CIUSSS MCQ [Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec] ont la chance d'avoir une pratique stimulante. Ils bénéficient d'équipements à la fine pointe de la technologie, d'un milieu où la proximité favorise la collaboration ainsi que de collègues engagés», souligne d'emblée Olivier Roy, directeur adjoint des services professionnels au CIUSSS MCQ.

Une petite séduction qui, en somme, vise à informer les étudiants sur les pratiques médicales régionales, un portrait esquissé de Drummondville à La Tuque, en passant par Trois-Rivières, Shawinigan, Batiscan, etc. «C'est une rencontre d'information pour permettre aux étudiants de trouver leur place, de trouver une équipe qui correspond à leur profil pour qu'éventuellement ils viennent travailler dans la région. C'est sûr qu'on voudrait les garder, garder les candidats qui vont vraiment cadrer dans les équipes, les garder à long terme. On souhaite qu'ils installent leur pratique et leur famille ici», mentionne Kim Skorupski, coordonnatrice de l'événement.

La Dre Marie-Ève Bureau, originaire de Trois-Rivières, après des études à Sherbrooke, à Trois-Rivières, puis à Québec, a choisi de revenir pratiquer dans sa région natale. Outre le fait que les eaux de la rivière Saint-Maurice lui coulent dans les veines, la Dre Bureau estime qu'il existe plusieurs avantages, pour un futur médecin, d'effectuer un stage à Trois-Rivières, voire pour un médecin diplômé d'y creuser ses racines.

«Au niveau de la pratique, les gens sont sympathiques. Et côté accessibilité aux technologies, Trois-Rivières n'a pas grand-chose à envier aux autres centres. On a tous les avantages des gros centres universitaires, parce qu'on est également un centre affilié universitaire. On a tous les avantages, donc, sans les désavantages, par exemple le trafic ou le coût de la vie», note la Dre Bureau.

«Quant à la ville de Trois-Rivières, je trouve que c'est un juste milieu entre un milieu urbain et un milieu rural. C'est, ici, vraiment un entre-deux, et c'est ça aussi qui m'a intéressée. La vie en plein air, je peux l'avoir, la vie culturelle, je l'ai. C'est ça qui fait que j'ai choisi de revenir dans la région», renchérit la jeune médecin, qui espère inspirer ses futurs collègues par son expérience.

Même s'il est difficile de quantifier la réussite de cette opération séduction, le Dr Réjean Duplain, également vice-doyen au soutien académique au Campus de l'Université de Montréal en Mauricie, est convaincu que le jeu en vaut la chandelle.

«Cette rencontre donne l'opportunité aux étudiants de connaître l'ensemble de la région et non pas seulement le lieu où ils font leur formation.»

Selon les plus récentes données, le taux de rétention des étudiants qui terminent leur résidence en Mauricie ou au Centre-du-Québec, c'est-à-dire qui s'engagent sur le marché du travail, avoisine les 72 %. Une donnée qui réjouit le Dr Duplain.

Comme quoi, la petite séduction porte ses fruits.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer