Gravir l'Acotango pour la santé mentale

On retrouve sur la photo, derrière, le président... (Photo: Courtoisie)

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On retrouve sur la photo, derrière, le président de la fondation Éric Gilbert, les grimpeurs Pascal Huard-Massicotte, Martin Lapointe, Daniel Gélinas, Maxime Villemure-Béland et la directrice générale de la fondation Amélie Vallée. À l'avant, on reconnaît les grimpeurs Bruno Desrochers, Caroline Bell et Jacynthe Bédard.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Shawinigan) C'est vendredi que s'envoleront pour la Bolivie les dix grimpeurs qui, au profit de la Fondation du CSSS de l'Énergie, se sont donné le défi de gravir les 6036 mètres du mont Acotango. Comme motivation supplémentaire à l'accomplissement de leur exploit, les participants peuvent se réjouir d'avoir amassé 49 375 $ pour la fondation, soit 9375 $ de plus que l'objectif de 40 000 $ qui avait été fixé.

Le principe de cette activité philanthropique prescrivait à chaque participant à l'Aventure Acotango Groupe Vincent 2015 de récolter un minimum de 4000 $, en plus de défrayer lui-même les coûts reliés à l'expédition. Les grimpeurs séjourneront deux semaines en Bolivie. Ils traverseront entre autres le désert blanc Salar d'Uyuni, compléteront une randonnée d'acclimatation sur le volcan Tunupa et graviront le volcan Coipasa avant d'entreprendre l'ascension de l'Acotango.

L'argent récolté dans le cadre de cette activité sera consacré à l'aménagement de la cour extérieure du Centre régional de santé mentale, situé à Shawinigan. «Les gens pensent parfois que la fondation donne seulement pour acquérir des équipements médicaux, mais c'est faux. On peut aussi soutenir des projets. Dans ce cas-ci, on veut donner aux gens en santé mentale, on veut les aider à atteindre leurs objectifs thérapeutiques via les saines habitudes de vie», explique la directrice générale de la fondation du CSSS de l'Énergie Amélie Vallée.

Par exemple, le parc pourra inclure une surface synthétique pour la pratique du hockey ou du basket-ball, un mur d'escalade ainsi qu'une aire comprenant un potager et un jardin adapté.

Maxime Villemure-Béland est l'un des participants à l'aventure. Il est chef intérimaire au programme de psychiatrie légale au Centre régional de santé mentale. «Quand on m'a présenté le projet, j'ai trouvé ça un peu particulier. Ça me faisait sortir de ma zone de confort. Je suis plus du type tout inclus dans le sud, et là, on me proposait un tout inclus dans une tente à partager à deux, entre moins 20 et 30 degrés en altitude! Je vais manquer d'oxygène je vais feeler mal, mais c'est pour une bonne cause!», partageait-il hier, fébrile avant le départ.

«J'ai réfléchi et j'ai décidé d'embarquer, pour des raisons professionnelles et personnelles. Je travaille en santé mentale, je vois les usagers des différents services. Je trouvais ça important de m'investir pour appuyer des projets qui vont directement à la clientèle. Personnellement, dans mon entourage, j'ai des personnes qui sont atteintes de problèmes de santé mentale. Certains sont en processus de rétablissement et d'autres ont réussi à vaincre la maladie. Pour moi, c'est une façon de les soutenir», ajoute M. Villemure-Béland qui vivra l'aventure avec Bruno Desrochers, Johanne Doucet, Jacques Bisson, Martin Lapointe, Pascal Huard-Massicotte, Jacinthe Bédard et les docteurs Daniel Gélinas, Judith Trudel et Caroline Bell.

En 2013, un voyage caritatif du même type au mont Kilimandjaro en Tanzanie avait permis d'amasser 84 000 $ au profit de la fondation. En 2015, celle-ci aura investi 614 149 $ pour financer 137 projets dans 15 secteurs répartis entre l'Hôpital du Centre-de-la-Mauricie, les centres d'hébergement Saint-Maurice et Laflèche et le Centre régional de santé mentale.

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