Projet de loi 44: il faut faire «un pas de plus»

En réponse au projet de loi 44 qui vise à renforcer la lutte au tabagisme, les... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En réponse au projet de loi 44 qui vise à renforcer la lutte au tabagisme, les directeurs de santé publique de toutes les régions du Québec appuient les mesures, mais tiennent à proposer certains amendements.

Les premières audiences de la commission parlementaire sur ce projet de loi se déroulaient jeudi. Ce projet prévoit l'interdiction de fumer sur les terrasses, l'interdiction de fumer à bord d'un véhicule en présence d'un mineur de moins de 16 ans, l'interdiction des arômes et du menthol dans les produits du tabac, ainsi que l'assujettissement de la cigarette électronique aux mêmes restrictions que les autres produits du tabac.

Les directeurs de santé publique approuvent ces mesures, mais proposent à Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique de faire «un pas de plus».

«On appuie les grandes mesures du projet de loi 44, mais on propose de faire un pas de plus pour les travailleurs dans les milieux de santé», avance la docteure Isabelle Goupil-Sormany, directrice de santé publique et responsabilité populationnelle du CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec.

«Actuellement, il est interdit de fumer sur les lieux de travail. Mais comme les établissements de santé sont aussi des milieux de vie, on faisait exception pour les travailleurs dans les établissements de santé. Nos travailleurs de la santé nous préoccupent. Ils devraient avoir les mêmes droits que les autres travailleurs au Québec, c'est-à-dire de travailler dans des milieux sans fumée.»

Présentement, les chambres pour fumeurs et les fumoirs sont permis, rappelle-t-elle. Les CHSLD, les centres jeunesse ainsi que les centres de réadaptation peuvent offrir jusqu'à 40 % de chambres fumeurs selon le projet de loi actuel. «On a laissé une exception pour les CHSLD, là où vivent les personnes âgées. On pourrait permettre des fumoirs dans les CHSLD», précise Dre Goupil-Sormany.

Dans le mémoire qu'ils ont présenté, les directeurs de santé publique proposent également d'interdire les salons de cigares et de chichas, d'interdire le tabagisme sur les terrains de jeux et sur les terrains de tous les établissements d'enseignement supérieur.

«On a encore 23 % de fumeurs dans la région», précise Dre Goupil-Sormany. «On a plus de cancers du poumon qu'ailleurs. Je pense qu'on peut faire ce pas-là et que c'est nécessaire», conclut-elle.

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