Vente de garage pour dénoncer les coupes budgétaires

Des travailleurs de la santé de l'ancien Centre... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Des travailleurs de la santé de l'ancien Centre de santé et de services sociaux de la Vallée-de-la-Batiscan, ont organisé, vendredi, une vente de garage contre les coupes budgétaires à Saint-Tite.

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(Saint-Tite) Des travailleurs de la santé de l'ancien Centre de santé et de services sociaux de la Vallée-de-la-Batiscan ont dénoncé la volonté des gestionnaires du Centre intégré universitaire de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSSMCQ) de vouloir amputer le budget de l'établissement de 720 000 dollars. Ils ont organisé, vendredi, une vente de garage contre les coupes budgétaires à Saint-Tite.

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Vallée-de-la-Batiscan, affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) et au Conseil central du Coeur-du-Québec-CSN, estiment que ces compressions auront un effet dévastateur sur les services directs offerts à la population. On s'inquiète même de l'avenir de l'établissement.

«On fait une vente de garage, parce qu'on sait qu'ils annoncent des compressions de 34 millions de dollars dans la région, dont 720 000 $ ici pour le prochain budget 2015-2016. [...] On fait une vente de garage pour montrer à la population qu'on ne connaît pas l'avenir ici. Alors on commence à vendre des affaires. Ce sont des choses que les gens ont personnellement, toutes sortes de choses en lien avec les soins médicaux. C'est une image qu'on veut donner», explique le vice-président régional de FSSS-CSN, Claude Audy.

Ce dernier soutient que les réductions budgétaires sont de plus en plus concrètes et il manifeste fermement son désaccord.

«De 0 à 5 ans, ils ne remplaceront plus les soins à domicile pour les personnes qui sont en vacances ou en férié. On parle de l'aide à l'allaitement, l'aide après l'accouchement... Ils coupent aussi l'hygiéniste dentaire dans l'école. Ce sont des grosses coupes et c'est concret [...] C'est 34 millions $ pour la région, tous les établissements vont y passer», affirme Claude Audy.

Le non-remplacement de certains employés a également été dénoncé. Selon le syndicat, la situation amène une surcharge de travail aux autres employés.

«Les compressions budgétaires atteignent directement les services aux usagères et usagers. L'employeur remplace de moins en moins les absences des travailleuses et travailleurs, ce qui occasionne un surcroît de travail pour les travailleuses et travailleurs et un retard dans les services offerts à la population. À force de couper, on détruit nos services publics», lance Julie Ayotte, présidente du syndicat.

Au CIUSSS, on affirme toutefois que tous les efforts sont mis en place pour maintenir les services de qualité.

«Il y a déjà des travaux qui ont été amorcés, mais c'est surtout pour réduire la taille de l'administration de fonctionnement», explique Audrey-Ann Milot, conseillère-cadre en communications, relations médias et promotion de la santé-transitoire au CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec.

«Pour nous, c'est primordial de donner le même niveau de qualité et d'accès aux services malgré les mesures de compressions qui nous sont demandées», a-t-elle ajouté.

Selon cette dernière, une rencontre qui fera état du bilan des travaux qui ont déjà été amorcés et pour expliquer la stratégie de réduction des dépenses devrait avoir lieu cet été.

«On a toujours pu compter sur l'engagement des équipes de gestion et la collaboration des équipes clinique. Ça nous a permis de toujours maintenir un bon niveau de qualité des soins et services rendus aux gens de notre région, et ce, malgré les efforts budgétaires qu'on vit d'année en année», a conclu Mme Milot.

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