Services ambulanciers à La Tuque: nouvelle organisation, même décision

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Yvan Frenette, le directeur général de la BTAQ à La Tuque.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Les ambulanciers de La Tuque avaient bon espoir que les dirigeants du nouveau Centre intégré de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-Centre-du-Québec acquiescent à leur demande de changement d'horaire. Ce n'est toutefois pas la réalité, car ils se sont butés à un non pour des raisons d'accessibilité.

«On a eu deux rencontres pour les horaires, mais ç'a abouti dans un cul-de-sac. On leur a offert quelque chose dans lequel on donnait plus, ils ont refusé», a fait savoir Yvan Frenette, le directeur général de la BTAQ à La Tuque.

Selon ce dernier, l'effort des paramédics de La Tuque était considérable dans la nouvelle proposition faite au CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec.

«On a fait une réunion avec les ambulanciers à temps plein et la solution qu'on proposait était très bien selon nous. Eux ils nous disent qu'ils auraient aimé avoir plus. [...] On est découragé. Le temps va nous donner raison. J'imagine», a lancé M. Frenette.

Ce dernier ne cache pas non plus la déception des employés, qui, dit-il, doivent se faire à l'idée de rester en horaire de faction.

Si du côté de la BTAQ, on semble vouloir baisser les bras, d'autres n'entendent pas rebrousser chemin. C'est le cas d'Édouard Ricard, qui avait lancé une pétition, qui a été déposée à l'Assemblée nationale il y a un peu plus d'un an pour tenter de faire bouger les choses. «J'étais certain qu'ils allaient accepter cette offre-là, parce que ça avait du sens. Ça ne coûtait pratiquement rien en plus. C'est fâchant, mais il n'est pas question que je lâche le morceau», lance-t-il.

Rappelons qu'Édouard Ricard met en cause les délais d'intervention dans la mort de sa femme. Il soutient que sa femme aurait pu être sauvée en décembre 2013, si le temps de réponse avait été plus court. L'ambulance avait mis plus de dix minutes à se rendre chez l'homme, alors qu'il demeure à moins d'un kilomètre de la BTAQ et de l'hôpital.

Au CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec, on confirme que ces réunions ont bel et bien eu lieu et on soutient qu'on est passé bien près de régler le problème.

«On est également déçu de la tournure des événements. On est arrivé tout près d'une entente et malheureusement ça n'a pas fonctionné», affirme Gilles Hudon, directeur des services multidisciplinaires au CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec.

C'est la question d'accessibilité qui a fait échouer les discussions. Avant de rencontrer M. Frenette, le CIUSS a consulté la Ville de La Tuque, le CSSS du Haut Saint-Maurice, et des représentants de la Sûreté du Québec. Pour ces trois partenaires, la priorité était de maintenir l'accessibilité à la population avec trois véhicules assurant une couverture 24/7.

Des discussions ont eu lieu avec M. Frenette par la suite. Des rencontres au cours desquelles, selon M. Hudon, il y avait de l'ouverture de part et d'autre afin d'en venir à une solution, tout en gardant en tête que l'accessibilité était la priorité. Les deux parties avaient même convenu d'une façon de faire à la fin d'une rencontre. Toutefois, M. Frenette devait avoir l'appui des paramédics de La Tuque.

«Lorsqu'il est revenu avec la faisabilité de la solution dont on avait convenu ensemble, certaines modalités avaient changé. Je n'attribue pas la faute aux techniciens ambulanciers, loin de là», soutient M. Hudon

Ce dernier explique que dans cette proposition on demandait aux techniciens ambulanciers d'être présents à la caserne quatre heures par jour, alors que cela ne fait pas partie de leurs conditions de travail dans des horaires de faction.

«Ils nous ont proposé quelque chose qui s'apparentait à la solution initiale, mais qui ne respectait pas parfaitement la couverture au niveau de l'accessibilité. Nous on s'était engagé avec les partenaires à assurer l'accessibilité 24/7. Devant cet état de fait, la proposition n'a pas été acceptée», a conclu M. Hudon.

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