Défi têtes rasées Leucan: près de 40 000 $ amassés

Les deux Cocos Girls, Karine Blais et Josée... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Les deux Cocos Girls, Karine Blais et Josée Bouchard.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Josée Bouchard est passée à un cheveu de perdre sa mère en 2012. Le cancer, encore et toujours. Elle avait alors décidé de participer au Défi têtes rasées de Leucan, mais la maladie avait à ce point creusé son nid dans le corps de sa mère qu'elle préféra plutôt demeurer à ses côtés. Trois ans plus tard, sa mère est guérie. Et Josée Bouchard s'est reprise en se faisant raser le coco, dimanche. Elle s'est reprise, et pas avec demi-mesure.

Avec son amie Karine Blais, leur conjoint respectif, leurs amis, leurs collègues de travail et leur famille, Josée Bouchard a remis un chèque de 12 693 $ à Leucan. La Plaza de la Mauricie, où se tenait le Défi têtes rasées, était pleine à craquer pour recevoir les deux femmes et leurs inconditionnels fans. Un autobus avait même été nolisé de Charette et de Saint-Boniface pour amener à bon port la trentaine de supporters de l'équipe les «Cocos girls», tel qu'indiqué sur les T-shirts qu'elles ont vendus pour amasser des fonds. «Nous sommes deux amies qui ont côtoyé et aimé des gens atteints du cancer, qui ont survécu ou succombé à cette effroyable maladie», affirment les deux femmes.

«Ma mère a eu le cancer. J'ai voulu me faire raser pour elle, mais elle était trop malade, alors je ne l'ai pas fait. Je voulais être solidaire avec elle lorsqu'elle a perdu ses cheveux. En gardant la même idée, je me suis dit que j'allais aujourd'hui me faire raser, mais pour les enfants. Le geste que j'ai voulu faire il y a trois ans, je le fais aujourd'hui», raconte Mme Blais quelques minutes avant de passer sous la lame des ciseaux.

«La cause du cancer nous tient personnellement à coeur», renchérit sa collègue. «Il y a beaucoup de gens autour de nous qui ont été touchés, il y a des gens qu'on a perdus, il y a des gens qui ont survécu. C'est une cause qui... On le fait pour les enfants, surtout, car personne n'est supposé naître avec le cancer, ce n'est pas supposé exister dans la vie, venir au monde malade», insiste Mme Blais, en réservant une pensée pour son beau-père, décédé en 2011.

Si Mme Blais pouvait s'adresser directement au cancer, comme on harangue son pire ennemi, elle ne mâcherait pas ses mots. «Je lui dirais des choses qu'on ne peut pas écrire dans un journal», lance-t-elle sans hésiter. «Je lui dirais qu'il peut aller jouer ailleurs. Je lui demanderais d'arriver moins drastiquement dans la vie des gens. Je lui demanderais de donner la chance au monde de vivre avant qu'il vienne, d'arriver plus doucement, de nous donner la chance de se préparer à ça. Quand les gens sont malades, le cancer arrive comme une claque sur la gueule, car la maladie n'affecte pas seulement la santé, elle affecte le côté monétaire et plein d'autres aspects de la vie. En fait je lui dirais, au cancer, décoli...»

À l'instar de Josée et Karine, 42 participants se sont fait raser le coco en fin de semaine à Shawinigan, autant de mèches de cheveux qui ont permis de récolter 39 132 $.

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