Relais pour la vie: «C'est mon devoir aujourd'hui de redonner»

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Ils étaient plus de 850 participants lors du dernier Relais pour la vie de Trois-Rivières, à marcher durant 12 heures pour soutenir la Société canadienne du cancer.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Corinne Saint-Jacques a 14 ans, des yeux couleur espoir, un sourire à l'image de sa jeunesse. Tranquillement mais sûrement, elle se remet d'un cancer des ganglions. Sur la ligne de départ, avec 154 autres survivants, elle a ouvert la marche du Relais pour la vie qui s'est tenu en fin de semaine au parc Laviolette de Trois-Rivières.

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Corinne Saint-Jacques

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Guy Masson

Photo: Olivier Gamelin, Le Nouvelliste

Alors qu'elle posait un pied sur la boucle d'un kilomètre où elle a marché toute la nuit, une voix au micro énumérait les noms des autres survivants qui ont cheminé avec elle. À l'arrière-plan, le pont Laviolette rappelait la ténacité de ceux qui ont traversé les remous du cancer, passant de la rive de la maladie aux berges de la vie.

Il y avait plus de 850 personnes inscrites et regroupées en 84 équipes. Ensemble, elles ont amassé 215 158 $. Autant d'espoir remis à la Société canadienne du cancer.

Durant douze heures, elles se sont passé le témoin, kilomètre par kilomètre, pas à pas. Certaines ont marché en silence, un silence lourd comme la mémoire de ceux et de celles qui sont disparus, d'autres en riant, en sautant, en chantant. C'est le cas de Corinne et de sa famille, porte-parole de cette 12e édition.

«C'est important pour moi d'être ici, car je veux redonner à tous ceux qui nous ont offert leur soutien, je veux encourager tous ceux qui sont encore en train de combattre le cancer. Je suis ici pour aider, tout simplement. Pendant mon diagnostic et mes traitements, ça m'a vraiment aidée de savoir que des personnes étaient là pour moi et qu'elles allaient me soutenir tout au long. Je pense que c'est mon devoir aujourd'hui de redonner au suivant et d'aider», souligne Corinne, avant d'être abordée par deux jeunes filles qui tenaient à lui témoigner leur reconnaissance.

«Je m'excuse, je ne te connais pas, mais je suis très fière de toi et je te trouve très inspirante», lance l'une d'elle avant de fondre en larmes.

Aujourd'hui, Corinne est resplendissante. «Ma forme physique recommence», assure-t-elle avant d'ouvrir la marche, chaudement applaudie par des milliers de personnes massées tout au long du parcours.

La chaleur humaine, la solidarité, c'est également l'ingrédient magique qui a aidé le Trifluvien Guy Masson à traverser la montagne du cancer. Bénévole depuis trois ans au Relais pour la vie, M. Masson est convaincu que c'est «le monde» qui l'a guéri.

En 2011, il apprenait que la maladie s'était malicieusement logée dans sa gorge. Après deux jours de traitement, le colosse de la construction avait perdu 20 livres, près de 100 livres en un an, et une assurance qu'il retrouvera seulement avec sa rémission, 32 traitements de radiothérapie et trois chimiothérapies plus tard.

«Je suis passé par toutes sortes de bébelles. J'ai été intubé et tout. Mais ce qui m'a le plus aidé, grosso modo, c'est le monde, le monde que tu rencontres, le monde avec qui tu parles. Au Relais pour la vie, tu vois le positif que le monde dégage, c'est là que tu vois que, tabarouette, de l'espoir, il y en a. La première fois que j'ai participé à la marche, j'ai trouvé ça bien émotif, les larmes me sont venues à l'oeil», se rappelle M. Masson.

Pas moins de 84 équipes ont participé à... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste) - image 2.0

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Pas moins de 84 équipes ont participé à la marche, ce qui a permis d'amasser la somme de 215 158 $

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

Le cancer, pour M. Masson, c'est de l'histoire ancienne. Un combat du passé, mais un combat tout de même. Le cancer est «sournois», estime-t-il, il frappe au moment où l'on s'en attend le moins.

«Quand la nouvelle t'arrive dans le front, tabarouette, ça fesse. Ça fesse», répète-t-il. D'où l'importance de faire front commun pour en venir à bout, pour allumer la lumière au bout du tunnel. «Parce que le cancer, on ne sait pas où on s'en va avec ça. Quand tu te casses une patte, tu as un plâtre, tu guéris, tu le sais. Le cancer, tu ne le sais pas.»

Sur le coup de 21 h 30, 3171 lanternes ont donc été allumées afin de guider les marcheurs dans la nuit. Comme un phare qui permet d'éviter le naufrage.

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Deux autres Relais pour la vie avaient lieu en fin de semaine. À La Tuque, 30 581 $ ont été amassés par une quinzaine d'équipes composées d'environ dix personnes chacune. Sur le coup de 19 h, 67 survivants ont ouvert la marche.

À Shawinigan, la 10e édition du Relais a permis de récolter 115 000 $ par près de 300 personnes, dont 150 survivants. Notons que plus de 3100 luminaires ont éclairé la nuit au gré du parcours.

Enfin, le Relais pour la vie a également accueilli des marcheurs nocturnes à Saint-François-du-Lac et à Drummondville.

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