Plus d'espace pour plus de médecins à la coop de Sainte-Gertrude

Le fondateur de la Coopérative de solidarité santé... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Le fondateur de la Coopérative de solidarité santé de Sainte-Gertrude, le docteur Guillaume Langlois, et la présidente de son conseil d'administration, Mélissa Plourde, sont fiers de l'agrandissement des installations et de l'arrivée de nouveaux professionnels de la santé.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(BÉCANCOUR) L'essor de la Coopérative de solidarité santé de Sainte-Gertrude démontre que les efforts de recrutement de personnel ont suffisamment porté leurs fruits pour nécessiter un agrandissement de ses infrastructures. La coopérative a inauguré jeudi l'accomplissement de la phase 2 de son optimisation, qui s'incarne par de nouveaux espaces, certes, mais surtout par l'arrivée de nouveaux médecins et autres professionnels de la santé.

L'équipe de la coopérative fondée par le docteur Guillaume Langlois compte désormais dix médecins, soit neuf omnipraticiens et une spécialiste en oto-rhino-laryngologie (ORL), quatre infirmières dont une spécialisée en soins de première ligne et une de pratique avancée spécialisée dans la maladie d'Alzheimer, un psychologue, un ergothérapeute, deux kinésiologues, une orthothérapeute-massothérapeute et une spécialiste en soins de pieds.

Réalisé au coût de 571 988 $, l'agrandissement de la bâtisse a permis de plus que doubler sa superficie. Le bâtiment abrite désormais un centre de conditionnement physique avec vestiaires, douches et salles de consultation en kinésiologie. Une salle de conférence multifonctionnelle et cinq bureaux supplémentaires ont été aménagés pour accueillir les nouveaux médecins. Une salle de physiothérapie complète les installations.

La présidente du conseil d'administration de la coop, Mélissa Plourde, a rappelé que sa création avait émergé du milieu après le départ à la retraite du médecin de la localité: «La communauté se retrouvait sans médecin. Une coop est née par la mobilisation des citoyens, des entreprises locales et des partenaires financiers. En 2006, quand le projet était encore embryonnaire, il n'y avait pas beaucoup de coopératives de santé. Ça a été un projet innovateur, qui a brisé des barrières.»

La deuxième phase d'aménagement était dans les plans depuis un bon moment. «On est victime de notre succès! Grâce au docteur Langlois, qui a fait beaucoup de recrutement pour aller chercher des nouveaux médecins et des nouveaux professionnels, on n'avait plus d'espace! On a dû prévoir de plus grands locaux, de nouveaux bureaux; et pour répondre aux besoins de nos membres, on a construit un centre de conditionnement physique», explique Mme Plourde.

Quant au fondateur de la coopérative, celui qui l'a portée à bout de bras pendant des périodes difficiles, le docteur Guillaume Langlois, il apprécie la pluridisciplinarité qui caractérise désormais l'éventail des services aux quelque 2000 membres. L'arrivée d'un psychologue, d'un ergothérapeute et d'une orthothérapeute peut faire une différence dans le traitement de certains patients, est-il convaincu. Aussi, le soutien des infirmières, dont celui d'une infirmière auxiliaire à temps plein, permet aux médecins de voir plus de patients.

«On a maintenant une équipe capable de fournir des services à tous les jours. On a une équipe forte, ouverte à travailler en collaboration avec d'autres professionnels», se réjouit le docteur Langlois. L'omnipraticien voit déjà les avantages, pour la population, de l'offre de services de proximité, et du développement d'outils de gestion de la santé globale.

«Par exemple, on peut offrir des tests d'allergies et des vaccins pour la désensibilisation. C'est assez rare comme service pour un village! Aussi, avec notre psychologue, on voudrait faire des ateliers sur la santé et l'hygiène psychologique. Et avec le centre de conditionnement et les kinésiologues, les gens pourront faire de l'activité physique en étant accompagnés», illustre-t-il.

Profitant de la tribune lui étant attribuée, le docteur Langlois a tenu à lancer un message au ministre de la santé Gaétan Barrette. Après avoir félicité le ministre pour l'entente récemment conclue avec les médecins omnipraticiens, il a abordé la question des soins de santé en région.

«On parle beaucoup de mégacliniques, mais je n'ai pas encore entendu parler de petites cliniques comme la nôtre. J'espère que vous [le ministre Barrette] n'oublierez pas nos villages. J'espère que vous n'investirez pas seulement dans les mégaclinique dans les grandes villes, mais aussi dans les petites cliniques dans les villages.»

Le financement pour le projet d'agrandissement provient de plusieurs sources dont la Ville, la MRC et le CLD de Bécancour, le ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, les caisses Desjardins locales et la Fondation Alcoa.

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