Entente avec les médecins: «Ça amène un bon vent de positivisme»

Le Dr Guillaume Langlois... (Photo: Émilie O'Connor)

Agrandir

Le Dr Guillaume Langlois

Photo: Émilie O'Connor

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Médecin omnipraticien à la Coopérative de santé de Sainte-Gertrude, le docteur Guillaume Langlois se dit «bien satisfait» de l'entente intervenue entre le ministre de la Santé Gaétan Barrette et les médecins de famille, rendue publique lundi. «Depuis que je pratique la médecine, ça empirait. Et là, je vois qu'on pourrait avoir une amélioration du système», a commenté le médecin qui a reçu ses premiers patients à la coopérative bécancouroise en 2008.

«L'histoire des quotas me faisait vraiment peur pour la qualité des soins aux patients», confie-t-il d'entrée de jeu en commentant la décision du ministre Barrette d'exempter les omnipraticiens de l'imposition, via le projet de loi 20, d'un quota de patients. La perspective de la mise en place de cette mesure avait soulevé un tollé dans la communauté médicale qui craignait devoir négliger la qualité des interventions auprès des patients en raison, notamment, d'un horaire trop chargé.

Un autre élément majeur de l'annonce du docteur Barrette, lundi, énonçait l'objectif de voir 85 % des Québécois suivis par un médecin de famille d'ici le 31 décembre 2017.

Réaliste, cette commande? «Oui, à condition d'améliorer le soutien technique aux médecins», répond le docteur Langlois en énumérant autant l'ajout de ressources professionnelles périphériques et complémentaires (comme des infirmières ou des psychologues, par exemple), que l'accès à un système informatisé efficace permettant de gagner du temps de consultation.

«Je crois qu'on peut réussir en y allant positivement et non avec des contraintes. Mais c'est l'ensemble des médecins qui doivent se prendre en mains et se responsabiliser. Il ne faut pas pelleter ça vers les futurs médecins. C'est une responsabilité collective», ajoute le médecin, résistant à l'idée de se protéger derrière le bouclier d'acquis pour éviter de faire sa part.

«Je crois que ça amène un bon vent de positivisme et ça peut amener un vent d'implication dans le système, avec la possibilité de faire partie de la solution. On a un objectif commun», note le docteur Langlois en faisant toutefois remarquer qu'il est nécessaire que chaque région dispose d'outils pour répondre à ses réalités spécifiques. Une certaine latitude est souhaitée pour que les besoins de chaque région soient pris en compte.

«J'ai été agréablement surpris de l'écoute de M. Barrette. Je crois que le ministre peut améliorer les choses s'il le fait avec les intervenants du milieu», conclut Guillaume Langlois.

75% de la population de la région a accès à un médecin de famille

La porte-parole du CIUSS MCQ (Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux Mauricie - Centre-du-Québec), Audrey-Ann Milot, indique que le territoire compte 576 médecins de famille et que 75 % de la population a accès à un de ceux-ci, soit 381 856 personnes, tandis que 125 617 citoyens en sont orphelins. Mme Milot précise toutefois qu'il est considéré que 15 % de la population n'a pas besoin d'un médecin de famille, ce qui explique l'objectif de prise en charge de 85 % des Québécois énoncé par le ministre Gaétan Barrette lundi.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer