Infirmière agressée: les compressions pointées du doigt

Une infirmière aurait été battue par un patient... (Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Une infirmière aurait été battue par un patient au centre hospitalier de La Tuque, la semaine dernière. Elle aurait subi une fracture du crâne.

Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) L'agression physique survenue la semaine dernière envers une infirmière dans l'aile psychiatrique du centre hospitalier de La Tuque a fait réagir. Le syndicat a dénoncé la situation et n'est pas sans pointer du doigt les coupes budgétaires, et ce, partout dans la région.

«Le syndicat recommande d'être toujours deux employés. Ce n'est pas normal qu'il y ait une personne seule en milieu psychiatrique, quel qu'il soit, avec un client potentiellement dangereux. [...] L'infirmière est restée seule au département, qui était relativement tranquille. La personne s'est désorganisée alors que l'infirmière était seule et elle s'est carrément fait battre», a expliqué Claude Audy, vice-président régional de la FSSS-CSN.

Selon ce que Le Nouvelliste a appris, l'infirmière aurait subi une fracture du crâne. Les autorités n'ont toutefois pas voulu confirmer ces informations.

«L'infirmière est toujours hospitalisée. Elle n'est pas en danger, mais c'est une personne qui est très affectée psychologiquement, comme dans toutes les agressions», a affirmé M. Audy.

Selon le syndicat, les situations dangereuses sont de plus en plus fréquentes dans les établissements de santé de la région.

«Tous les jours, il peut y avoir des agressions, soit contre le personnel ou entre résidents. C'est de façon courante et dans tous les milieux; centre jeunesse, CHSLD, centre psychiatrique... C'est un problème majeur la violence dans les établissements. Il faut malheureusement attendre ce genre d'événement pour en parler», déplore-t-il.

«Il y a de moins en moins de personnel dans les unités et la clientèle est de plus en plus lourde et agressive. C'est dans tous les domaines. Ce n'est pas nécessairement juste à La Tuque.»

Les coupes budgétaires sont également alarmantes selon de syndicat qui se dit très préoccupé par le nombre d'agressions dans les établissements.

«C'est très répandu dans le réseau, mais il y a plusieurs cas qui sont évités à la dernière minute. C'est encore plus inquiétant quand c'est de la violence envers les travailleurs. Il y a aussi de la violence entre les résidents parce qu'il manque de personnel. Puis, on nous annonce des coupures à coup de millions...», a conclu M. Audy.

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