Deux projets de logements supervisés en attente d'argent

Paul Racette, parent d'enfant handicapé en attente d'un... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Paul Racette, parent d'enfant handicapé en attente d'un logement, Claudia Ricard, en attente d'un logement supervisé, Caroline Boucher, directrice de l'Association pour la déficience intellectuelle de la Mauricie, Lyne Sergerie directrice de l'Association des parents d'enfants handicapés de Trois-Rivières, et Steve Leblanc, porte-parole du Regroupement d'organismes de personnes handicapées région Mauricie.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Depuis plus de 10 ans déjà, l'Association pour la déficience intellectuelle Centre-Mauricie et l'Association des parents d'enfants handicapés de Trois-Rivières réclament un budget récurrent de fonctionnement pour deux projets d'hébergement à Shawinigan et à Trois-Rivières.

Austérité ou non, ces deux groupes se sont adressés, hier, directement au nouveau patron de la santé dans la région, Martin Beaumont, PDG du nouveau Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux Mauricie Centre-du-Québec (CIUSSS), pour lui dire qu'ils sont fatigués d'attendre la mise en place de ces deux projets.

Comme on l'a expliqué, ce n'est pas tant les sommes nécessaires à l'aménagement de locaux qui causent problème, cela se trouve assez facilement, a-t-on laissé entendre, mais bien le budget de fonctionnement. Les deux associations travaillent depuis si longtemps à ces projets qu'elles ont dû abandonner les premiers emplacements ciblés pour les réaliser, (dont l'ancien hôtel de ville de Grand-Mère) faute de fonds.

Steve Leblanc, de l'APEH, rappelle que tous les parents souhaitent que leur enfant puisse vivre leur vie le plus normalement possible et que ce n'est pas différent pour les parents qui ont un enfant, un adolescent ou un adulte vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble envahissant du développement.

En janvier dernier, plus d'une soixantaine de parents ont assisté très intéressés à la présentation de ces projets novateurs d'hébergement destinés à des adultes présentant une DI ou un TED. Le premier consiste en une ressource résidentielle de huit logements supervisés située à l'ancienne résidence de Carufel, à Shawinigan. Le budget récurrent manquant est de 151 000 $ par année.

Le second projet serait situé dans le centre-ville de Trois-Rivières, au 1er étage du 1900 rue Royale, soit au-dessus des locaux actuels de l'APEH. Il s'agit d'une maison de neuf chambres avec aires communes. Le budget d'aménagement est estimé à 240 000 $ et le budget de fonctionnement à 145 440 $. On s'entend par ailleurs pour reconnaître que même s'ils étaient réalisés, ces deux lieux de résidence ne répondraient que partiellement aux besoins.

«Au cours des dernières années, les démarches se sont multipliées auprès des intervenants du réseau de la santé et des services sociaux et de la députation, a rappelé Steve Leblanc. Tous, sans exception, s'entendent pour dire que ces projets doivent voir le jour à Trois-Rivières et à Shawinigan. Ces ressources d'hébergement viennent pallier le vide du parc d'hébergement destiné aux personnes présentant une limitation fonctionnelle mais aucun établissement ne pouvait, en fonction de sa mission , assumer le financement récurrent du personnel attitré au bon fonctionnement de la vie en communauté.»

M. Leblanc ajoute que grâce aux démarches effectuées par l'APEH et l'ADI, les autres facettes du financement nécessaire à l'érection et à l'aménagement des bâtisses sont disponibles. C'est le financement du fonctionnement qui cause problème.

«Nous sommes fatigués de nous promener d'un établissement à l'autre. Nos deux associations de même que le Regroupement des organismes de personnes handicapées de la Mauricie, ainsi que de nombreux parents, veulent rappeler àM. Beaumont que la mise en place de la nouvelle structure unifiée qu'est le CIUSSS fait en sorte qu'elle est dorénavant la seule responsable du maintien et de l'amélioration de la santé et du bien-être de la population.»

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