La clinique Acokan ouvre ses portes

Rémy Beaudoin, directeur général du CSSSHSM, Tanya Sirois,... (Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Rémy Beaudoin, directeur général du CSSSHSM, Tanya Sirois, directrice générale du RCAAQ, Christine Jean, directrice générale du CAALT, Sylvie Girard directrice générale adjointe du CSSSHSM et Chantale Provencher, infirmière de la clinique Acokan.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Les dirigeants du Centre d'amitié autochtone de La Tuque (CAALT) ont annoncé avec beaucoup de fébrilité l'ouverture officielle de la clinique Acokan, la deuxième du genre au Québec. Le projet, en étroite collaboration avec le Centre de santé et de services sociaux du Haut Saint-Maurice (CSSSHSM), servira principalement à inciter les autochtones en milieu urbain à utiliser les services de santé disponibles.

«Cette idée-là est venue d'un besoin d'augmenter l'accessibilité à des services de proximité culturellement pertinents en santé et services sociaux pour les autochtones dans les villes. Ces cliniques permettent de mettre en oeuvre des actions concrètes qui visent à réduire les écarts en matière de santé et de services sociaux entre la population québécoise et celle des premiers peuples», a lancé d'entrée de jeu, Tanya Sirois, directrice générale du Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec (RCAAQ).

L'objectif n'est pas de remplacer les services déjà offerts ou de créer un nouveau point de service, mais plutôt de viser l'amélioration de l'utilisation des services du CSSSHSM par la population autochtone. Cela sera possible en rendant disponibles des ressources dans un milieu sécurisant et par le développement d'une approche différente chez les intervenants.

Il est donc prévu de dispenser certains services à la clinique tels que des interventions de promotion, de prévention et de suivi. Cependant, d'autres services continueront d'être dispensés au CSSSHSM pour lesquels la clinique Acokan contribuera au développement d'une approche culturellement adaptée.

«On veut vraiment augmenter l'utilisation des services. [...] Ce qu'on a remarqué chez les premières nations, c'est que le diabète est de 3 à 4 fois plus élevé, les maladies cardiaques sont de 1,3 à 1,5 fois plus fréquentes que chez la population québécoise, il y a beaucoup plus de consommation de produit de tabac, et aussi des problèmes d'obésité», a précisé Sylvie Girard directrice générale adjointe au CSSSHSM.

Elle a également fait savoir que 28 % de la population à La Tuque est d'origine autochtone. Par contre, dans les bureaux de médecine familiale, il y a très peu de personnes assignées à un médecin de famille.

Les dirigeants ont profité du moment pour présenter l'infirmière, qui cumule plus de 20 ans d'expérience, qui sera installée au CAALT. Il s'agit de Chantale Provencher.

Il faut dire que le projet fait suite à un projet similaire à Val d'Or qui a su démontrer des impacts positifs. En 2009, la clinique de Val d'Or a ouvert ses portes et 6361 interventions auprès de 568 personnes ont été offertes dans la première année.

«On est très fiers! C'est deux ans de travail en collaboration avec le CSSSHSM. C'est un très beau partenariat et je suis certaine que c'est amené à continuer encore dans le futur», a conclu la directrice générale du CAALT, Christine Jean.

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