Une très grande réussite pour le Relais pour la vie hivernal

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Le long du sentier emprunté par les marcheurs, 851 lanternes ont été disposées afin de rappeler les noms de personnes disparues ou qui luttent actuellement contre le cancer.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Hérouxville) Douze heures de marche à relais dans la neige, c'est le défi qu'on relevé les 144 personnes et 44 survivants du cancer inscrits au seul Relais pour la vie hivernal au Canada, celui d'Hérouxville.

Éclairées par 851 lanternes où était inscrit le nom d'un proche décédé ou atteint du cancer, les 14 équipes participantes ont ainsi sillonné un sentier de neige longeant le petit cimetière de la municipalité, un tableau fort symbolique rappelant le quadruple objectif de l'événement: célébrer ceux qui s'en sont réchappés, soutenir les malades, rendre hommage aux disparus et lutter contre la maladie. En bout de piste, 45 533 $ ont été remis à la Société canadienne du cancer (SCC).

«Cette 5e édition est une très grosse réussite», s'est réjouie Josée Paquette, coprésidente de l'événement, dimanche à l'aube. Évidemment, les températures polaires s'étant invitées à la marche, les organisateurs ont dû s'assurer de prévenir les engelures en planifiant une foule d'activités tenues en parallèle. Pour s'assurer que les gens ne prennent pas dans la glace, il fallait penser à tout, jusqu'à la nourriture distribuée durant la nuit.

«Une bonne soupe chaude, ça fait la différence», note Mme Paquette. Sans compter les campements chauffés, l'animation nocturne tel les chants, la danse country, le zumba, etc. «Faut vraiment que ça bouge pour ne pas geler sur place», renchérit l'autre coprésidente, Jeanne Chateauvert.

Pour la présidente d'honneur, elle-même rescapée de la tempête nommée cancer, ce relais pour la vie revêt une importance capitale dans la mesure où les sommes récoltées permettent de peaufiner la recherche, mais également d'atténuer un tant soit peu les conséquences négatives inhérentes à la maladie.

«Personnellement, la SCC m'a donné beaucoup lorsque j'étais malade. J'ai fait un an de traitement et elle m'a toujours accompagnée, par exemple en m'offrant du soutien psychologique et les services d'une nutritionniste. J'ai vraiment senti que j'avais de l'appui, ainsi que ma famille», souligne Isabelle Gagnon qui, du même souffle, appelle de ses voeux le jour où le cancer se soignera «comme une grippe».

Une perspective d'avenir qui peut paraître lointaine, mais qui n'est certes pas vaine. Depuis les cinquante dernières années, le taux de survie suite à un pronostic de tumeur maligne est passé de 25 % à plus de 63 %.

«On parle souvent de ceux qui décèdent, mais il faut aussi parler de ceux que l'on sauve», croit Julie Gadbois, agente de développement à la SCC région Mauricie. En travaillant sang et eau dans des laboratoires de recherche, mais également en prévention dans les écoles, la SCC partage donc l'espoir de Mme Gagnon d'éradiquer, à terme, cette maladie qui attire dans sa tombe un Canadien sur quatre chaque année. «Un jour, on arrivera à 100 % de guérison. C'est ce que je souhaite. Avec la recherche que fait la SCC, notre objectif est de 100 %», lance Mme Gadbois dans un ciel sans nuage.

Un petit pas pour l'homme...

Mario Michaud participe pour la troisième fois au Relais pour la vie hivernal. À son avis, marcher 12 heures dans la neige, c'est un défi bien bénin comparativement au tunnel que doivent traverser les personnes qui luttent contre le cancer. Il y a de petits gestes, dans la vie, de petits pas qui peuvent mener loin.

«Ce n'est même pas un sacrifice d'être ici. Juste le fait d'être là permet de penser à des gens humainement, de se regrouper. Il y a des gens qui souffrent et qui ont besoin de savoir que d'autres se tiennent debout et pensent à eux. C'est un geste tellement facile d'être ici. Ce n'est rien! On a eu un peu froid, mais c'est tout. Dans cette marche, on voit la bonté des gens et on a besoin plus que jamais de voir la bonté des gens, d'être bien entouré. Le Relais, c'est vrai, c'est juste vrai, sans artifice.»

«Et si durant la nuit vous trouvez cela difficile, clame au micro Mme Gagnon sur la ligne de départ, pensez à ceux qui souhaiteraient marcher à vos côtés, mais qui n'ont pas la force de se tenir debout.»

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