Fluoration: la Coalition pour une eau très saine s'adresse à Lucienne Robillard

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(Trois-Rivières) La Coalition trifluvienne pour une eau très saine (CTETS) a adressé, en début de semaine, un mémoire à la Commission de révision permanente des programmes et à sa présidente, Lucienne Robillard, afin que le programme provincial de fluoration de l'eau potable soit aboli.

On se souviendra qu'au cours des dernières semaines, le rapport émis par la commission que préside Mme Robillard avait fait grand bruit, rapport qui suggérait des coupes encore plus drastiques dans le système public québécois, notamment au niveau des transferts aux municipalités, des tarifs en garderie et des programmes de stabilisation des prix pour les agriculteurs pour ne nommer que ceux-là.

Dans ce contexte, la CTETS estime que le programme de fluoration du ministère de la Santé devient complètement inutile, spécialement à une époque où l'on demande à tous les contribuables de se serrer la ceinture. Le projet de fluorer l'eau des 180 villes de plus de 5000 habitants coûterait 200 millions $ au gouvernement et 100 millions $ aux municipalités, soutient la CTETS, alors que «99 % de l'eau fluorée se retrouve dans les égouts et la nature».

«Comment justifier des coupes de 300 millions de dollars dans le pacte fiscal avec les municipalités alors que l'on souhaite jeter à l'égout 99 % de 300 M$? Et est-il besoin de relever avec indignation le fait que le gouvernement accorde à la Ville de Trois-Rivières une subvention d'environ 800 000 $ pour fluorer son eau alors qu'environ 800 000 $ ont été coupés ces derniers temps au budget du Cégep de Trois-Rivières», indique l'un des porte-paroles de la coalition, Robert Duchesne.

Quant à l'acceptabilité sociale, la coalition rappelle qu'il ne reste que cinq villes au Québec qui fluorent leur eau, alors que 17 municipalités ont abandonné le programme depuis l'an 2000. «La non-acceptabilité sociale de la mesure est nettement illustrée par les quelque 6000 signatures de la pétition citoyenne initiée par la CTETS ainsi que par les très nombreuses lettres d'opinion et articles de journaux qui ont été publiés dans les médias», ajoute Joan Hamel, aussi membre de la CTETS.

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