Services ambulanciers à La Tuque: «J'ai l'intention d'aller jusqu'au bout»

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Le citoyen latuquois Édouard Ricard est satisfait de la réponse qu'il a reçue, mais demande aux autorités de poser des gestes concrets.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Édouard Ricard, auteur de la pétition pour un meilleur service ambulancier à La Tuque, a finalement reçu la lettre qu'il attendait depuis un bon moment. S'il a l'impression d'avoir été entendu par l'Assemblée nationale, il demande maintenant des actions concrètes. Le citoyen de La Tuque n'a pas l'intention de baisser les bras.

«Il y a plusieurs personnes qui ont fait des pressions dans le passé et qui ont lâché. Moi, j'ai l'intention d'aller jusqu'au bout», affirme fermement l'octogénaire qui multiplie les démarches depuis le décès de sa femme, qui, selon lui, aurait pu être évité avec une arrivée plus rapide des ambulanciers, il y a près d'un an.

Il a reçu dans les derniers jours un retour de la pétition qu'il a fait parvenir à l'Assemblée nationale par l'entremise de la députée de Laviolette, Julie Boulet.

«Ça montre que le dossier bouge, mais ce n'est pas encore concret. Je vais continuer les démarches», assure M. Ricard.

On explique dans la lettre signée par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, que d'autres zones ayant des volumes d'activités similaires à La Tuque n'ont que des horaires de faction, comme Ormstown et Plessisville.

On souligne également que la demande de conversion des horaires de faction en horaires à l'heure a été déposée à plusieurs reprises dans le passé par diverses instances de La Tuque de même que par les instances syndicales de niveau national.

«Considérant le récent rapport du Comité national sur les services préhospitaliers d'urgence, les résultats mitigés obtenus par un précédent projet pilote de transformation des horaires de faction, de même que les impacts organisationnels qui y sont reliés, il serait plus pertinent d'inclure cette dimension aux travaux qui découleront des suites qui seront données aux recommandations du rapport. Ceux-ci pourront nous éclairer de façon objective sur les orientations les plus pertinentes à adopter dans ce dossier», conclut le Dr Barrette dans sa lettre.

Pour Yvan Frenette, le directeur général de la BTAQ à La Tuque, il n'y a aucun doute que de suivre les recommandations du rapport est la meilleure avenue possible. «On va sortir de la partisanerie, du favoritisme et des vieilles vengeances. Il va y avoir des gens logiques qui vont prendre des décisions logiques en fonction de la population et du nombre d'appels. Logiquement, il devrait y avoir depuis longtemps un véhicule à l'heure», soutient-il.

«On est la seule ville de cette grosseur-là au Québec dans cette situation-là. Il y a 13 000 personnes dans un cercle de 10 minutes ici, c'est très justifiable», insiste M. Frenette.

Ce dernier n'a pas l'intention de lâcher le morceau. Il s'explique très mal le refus de l'Agence de santé.

«Il y a des incidents toutes les semaines. Mardi encore, on a eu un appel pour un arrêt cardiaque. Il a fallu 14 minutes pour que l'ambulance arrive dans le centre-ville. Il y a des gens qui décèdent qui n'ont même pas la chance d'avoir une ambulance qui arrive dans les dix premières minutes. Ils pensent que c'est normal, mais nous autres on le sait que c'est anormal», soutient-il.

D'ailleurs il ne cache pas que la frustration est grande pour les ambulanciers dans ces situations-là. Selon le directeur de la BTAQ, plusieurs d'entre eux sont découragés et ont lâché prise. «Ils n'y croient plus et ils se sentent un peu oubliés», a conclu M. Frenette.

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