Pédiatrie sociale: une liste d'attente jusqu'en juin 2015

Lors de la Guignolée du Centre de pédiatrie... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Lors de la Guignolée du Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières, le père Noël (Denis Tousignant) est venu prêter main-forte au Dr Raymond Perreault, fondateur du CPSTR, épaulé pour l'occasion par le ministre responsable de la région de la Mauricie et député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les enfants tirant avantage du Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières (CPSTR) ne seront pas laissés pour compte cette année. Effectivement, c'est plus de 85 000 $ qui ont été amassés lors de la Guignolée annuelle du CPSTR, samedi, nonobstant d'autres sommes et des poussières qui s'additionneront au pactole dans les prochains jours.

Un montant record qui tombe à point car le centre d'aide, dont la mission est de préparer l'avenir d'enfants vulnérables, doit supporter une quantité de requêtes en constante croissance, au point où l'organisme a dû consigner les nouvelles demandes sur une liste d'attente qui s'étire jusqu'en juin 2015.

«C'est trop long», lance sans ambages le fondateur du CPSTR, le Dr Raymond Perreault. «Nous souhaiterions un peu plus de support pour donner la chance aux enfants de recevoir les services auxquels ils ont droit. Le droit à la santé, le droit à la famille, ça fait partie des droits reconnus des enfants.»

Depuis 2006, le nombre de consultations données par le CPSTR a bondi de 450 %, passant de 65 à 695 au 31 mars 2013, où 329 enfants provenant de 229 familles avaient été examinés. Ainsi, le CPSTR ne parvient tout simplement pas à faire face à la demande.

«Plus de 300 enfants, c'est beaucoup. Malheureusement, on ne peut pas aller bien au-delà de ce nombre avec les ressources dont nous disposons», se désole le Dr Perreault. «Les besoins sont grandissants. Nous assumons actuellement deux journées cliniques par semaine, alors que les besoins demanderaient un minimum de trois journées.»

La réalité trifluvienne en matière de pédiatrie sociale n'est pas la même qu'ailleurs au Québec. Si les besoins fondamentaux des enfants demeurent similaires, des particularités socioéconomiques régionales teintent les objectifs à atteindre en matière d'accessibilité au service.

«À Trois-Rivières, il y a huit quartiers que l'on peut qualifier de défavorisés et où les enfants ont des grands besoins. Malheureusement, ils ne sont pas toujours rejoints par le réseau actuel, voire ils sont partiellement rejoints. C'est notre rôle en pédiatrie sociale d'aller chercher ces enfants pour leur offrir des services. Les services qu'on leur offre doivent être personnalisés en fonction de leurs besoins», ajoute le Dr Perreault.

De l'avis du ministre responsable de la région de la Mauricie et député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, venu prêter main-forte sur le coin de la 6e Rue et du boulevard Rigaud, le CPSTR est une condition indispensable à l'épanouissement social de certains enfants et, de surcroît, de la société en générale.

«Ce n'est pas tous les enfants qui ont la même chance. On se doit donc de les aider, de leur donner une meilleure qualité de vie. Nos jeunes d'aujourd'hui sont le futur de demain. Et puis, entre nous, quoi de plus beau que le sourire d'un enfant», conclut M. Girard.

Les personnes intéressées à faire un don en ligne au CPSTR sont invitées à visiter le site Internet http://www.cpstr.org/, ou à communiquer avec l'organisme en composant le 819 840-1328.

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