Soins d'urgence: la solution à travers les premiers répondants?

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La rapidité d'exécution dans les soins d'urgence passe-t-elle par les premiers répondants?

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) À l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, on estime que la formation de premiers répondants est une avenue beaucoup plus intéressante pour sauver des vies que la modification des horaires des ambulanciers.

«L'idéal dans la vie serait qu'on ait des premiers répondants, donc au moment où la personne a un malaise cardiaque qu'il y ait quelqu'un capable de lui donner les premières manoeuvres. C'est là que ça peut faire la différence», explique Lorraine Croteau, chef des services préhospitaliers d'urgence à l'Agence.

Elle ajoute également que ce sont les deux premières minutes qui sont les plus importantes et qu'aucun service ambulancier n'intervient dans un tel délai.

«Dans les deux premières minutes, c'est l'entourage de la personne en difficulté et les premiers répondants qui sont importants. C'est vers ça qu'on s'en va au Québec [...] La ville de Seattle aux États-Unis a le taux de survie le plus élevé au monde. Là-bas, plutôt que de rehausser la couverture ambulancière, ils ont décidé de donner des cours de RCR à la population, d'installer des défibrillateurs dans les endroits publics et de former des premiers répondants», note-t-elle.

Les policiers de la Sûreté du Québec de La Tuque sont d'ailleurs munis depuis peu de défibrillateurs dans les véhicules patrouilles. Ils sont en fonction depuis quelques jours seulement. Un bon coup selon le directeur général de la BTAQ à La Tuque.

«C'est certain que c'est efficace. Ça va aider, mais ce n'est pas suffisant. [...] Il y a beaucoup d'autres situations où les minutes comptent», souligne Yvan Frenette.

Mme Croteau a également souligné qu'il se faisait des bons coups dans le Haut Saint-Maurice qui sont souvent passés sous silence.

«Rocktenn a formé ses employés. Il y a quelqu'un qui a eu un malaise cardiaque et c'est un premier répondant de l'entreprise qui l'a réanimé. Le directeur médical a même envoyé une lettre de félicitations. C'est la façon de sauver des vies», insiste-t-elle.

«Héros en trente»

Une rencontre a eu lieu entre la municipalité de La Tuque et l'Agence afin de renforcer le système de premiers répondants.

«On a regardé la possibilité de former des intervenants dans la population avec la formation héros en trente [une version abrégée du traditionnel cours portant sur les techniques de réanimation cardiorespiratoire (RCR)]. On est toujours très préoccupé par le Haut Saint-Maurice parce que c'est un territoire étendu et on veut s'assurer que la population ait les meilleurs services», a conclu Mme Croteau.

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