La neuroscience valide l'approche Carpe Diem

Un important colloque sur l'Alzheimer se tiendra le... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Un important colloque sur l'Alzheimer se tiendra le 12 février prochain à Trois-Rivières. On voit sur la photo Jean Poliquin, président de la Fondation de la Maison Carpe Diem, Marc Dontigny, président de la Maison Carpe Diem et Nicole Poirier, directrice générale.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un important colloque sur le thème «Alzheimer et maladies apparentées, pourquoi et comment accompagner», qui aura lieu le 12 février prochain au Centre des congrès de Trois-Rivières, réunira plus de 400 participants, de France et du Québec dont des personnalités scientifiques françaises de plus en plus intéressées par l'approche Carpe Diem dans l'accompagnement des personnes atteintes de cette maladie dégénérative.

L'annonce de l'événement s'est faite hier, en présence du neuropsychiatre et professeur émérite de neurologie à l'Université de Poitiers, Roger Gil, via une vidéo conférence en direct de France. La présence de scientifiques à ce colloque est intéressante, a-t-on souligné, car elle vient valider scientifiquement ce qu'on savait déjà de façon intuitive chez les intervenants de Carpe Diem.

On songe entre autres à l'effet des neurones miroirs mis à profit dans un milieu de vie qui reproduit une maison, et qui rend l'accompagnement des personnes atteintes beaucoup moins lourd puisqu'elles peuvent effectuer plusieurs choses seules, comme se nourrir ou se déplacer. M. Gil s'est même réjoui que Nicole Poirier, fondatrice de Carpe Diem, ne soit pas médecin, ce qui lui permet d'apporter un regard frais sur la maladie.

«J'ai vu que Mme Poirier avait observé dans la vie quotidienne des éléments qui prenaient sens pour les neurosciences, a-t-il déclaré. Autrement dit, le travail d'observation et d'accompagnement qui est fait à Carpe Diem n'est pas né seulement de l'imagination de Nicole Poirier, mais bien d'outils de connaissance qu'elle a acquis dans l'approche des malades, a confié le neuropsychiatre. Et je crois que cette maladie est si complexe qu'elle nécessite la mobilisation de tous les regards. C'est en intégrant les regards de la neuroscience à des regards qui sont davantage des regards sociaux qu'on aura une vue plus complète de ce qu'est la maladie d'Alzheimer, mais surtout de ce qu'est le malade en tant que personne, a affirmé M. Gil. Parce qu'il y a une exigence de compréhension si on veut améliorer l'accompagnement. Les observations de Nicole Poirier, quand elles sont validées par la neuroscience, renvoient des interrogations vers Carpe Diem et du coup, un cercle d'enrichissement réciproque se met en place.»

Mme Poirier renchérit en disant que souvent, on lui demande si ses théories sont validées scientifiquement. «Alors oui, ceux qui attendaient des preuves pour croire à notre approche, les recherches démontrent maintenant leur efficacité sur plusieurs aspects.»

Comme on fait toujours les choses différemment chez Carpe Diem, on adoptera une approche novatrice dans le déroulement du colloque, où on voulait éviter que les participants ne fassent qu'écouter les conférenciers assis toute la journée.

Ils seront donc plutôt mis en face de situations reflétant différentes réalités vécues par les personnes qui vivent avec la maladie, leur entourage et les équipes qui les accompagnent. Par la suite, invités et experts apporteront leur point de vue selon leur propre champ d'expertise.

«Cette formule interactive et dynamique permettra de rejoindre autant les familles, les bénévoles, les professionnels que les administrateurs et les décideurs publics, et surtout, elle permettra aux participants d'explorer de nouvelles possibilités et de repartir avec des outils concrets», a expliqué Mme Poirier.

Cette dernière a aussi insisté sur la qualité des conférenciers qui prendront la parole. Elle-même grande consommatrice de colloques sur l'Alzheimer, elle dit avoir sélectionné la crème de la crème des experts, tout simplement en remarquant lesquels étaient les plus appréciés du public à travers le monde.

Outre le neuropsychiatre Roger Gil, on pourra donc rencontrer Blandine et Xavier Prévost, cofondateurs de l'Association française AMA Diem, destinée aux jeunes personnes ayant la maladie d'Alzheimer, Christian Jetté, professeur chercheur à l'Université de Montréal, Marie Beaulieu de l'Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes aînées, Michel Billé sociologue, membre du Conseil scientifique France Alzheimer, Michel Laforcade, directeur général de l'Agence régionale de santé d'Aquitaine, et bien sûr Mme Poirier.

On a par ailleurs profité de l'occasion pour présenter à la presse, hier, un outil de sensibilisation créé par l'artiste multidisciplinaire Carolane St-Pierre, avec la complicité de familles et d'intervenants et qu'on peut visionner sur le Web à partir du site de Carpe Diem.

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