Au moins un nouveau médecin l'an prochain à Saint-Boniface

Un troisième médecin est attendu à la Coopérative... (Photo: Archives, Émilie O'Connor)

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Un troisième médecin est attendu à la Coopérative santé de Saint-Boniface où pratiquent déjà les docteurs Samiha Poudrier et Véronique Caya.

Photo: Archives, Émilie O'Connor

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) La confiance du conseil d'administration de la Coopérative de solidarité santé de Saint-Boniface envers ses médecins sera récompensée en 2015. En effet, une troisième ressource s'ajoutera à la clinique en janvier et possiblement, une quatrième à l'automne. Voilà le genre de nouvelle qui donnera sans doute un second souffle à la coopérative, qui avait lancé un appel à l'aide à la Municipalité au début de l'année parce que de plus en plus de membres perdaient la foi.

La présidente du conseil d'administration, Sophie Milette, se félicite d'avoir remis entre les mains des docteures Samiha Poudrier et Véronique Caya l'avenir du service. Ces deux médecins ont transféré leur pratique de Sainte-Thècle à Saint-Boniface en 2012, mais comme la très grande majorité de leurs patients les avaient suivies, les membres de la coopérative continuaient à payer leur cotisation annuelle sans possibilité d'être pris en charge.

Ce cul-de-sac a découragé bien des coopérants. L'organisme compte présentement 2855 membres actifs. Là-dessus, seulement 468 adultes ont payé leur contribution annuelle de 70 $ en 2014. À ce nombre, il faut ajouter 461 enfants de 18 ans et moins, dont la cotisation est plutôt fixée à 20 $ par année. Or, une urgentologue se joindra à l'équipe en janvier et elle arrive sans patient à Saint-Boniface. Un trésor inespéré, sourit Mme Milette, qui redonnera espoir à la population à la recherche d'un médecin.

«Notre stratégie a porté fruit», se réjouit-elle. «Nos médecins sont heureuses dans notre coopérative. Elles ont passé le message et ça a intéressé des collègues. Nous aurons un nouveau médecin en janvier. Elle avait envie d'être en clinique, elle connaissait nos deux médecins. Elle est venue visiter nos installations, elle a aimé la philosophie derrière notre coop. Elle a donc décidé de se joindre à nous.»

«Nous aurons possiblement un autre médecin en octobre», ajoute Mme Milette. «Un autre prospect intéressant.»

Depuis sa création en 2007, la Coopérative de solidarité santé de Saint-Boniface a fait des pieds et des mains pour attirer de nouveaux médecins, sans beaucoup de succès. Un premier pas avait été franchi avec l'arrivée des Caya et Poudrier, mais les patients orphelins pourront vraiment bénéficier de la clinique à compter de 2015. Plutôt que de s'emporter contre les instances régionales de santé ou de pousser pour la création d'un Groupe de médecine de famille, Mme Milette et son équipe ont remis la clé du recrutement entre les mains de ses médecins. Une approche qui a rapidement rapporté des dividendes.

«Ça fait des années que des gens suent sur ce dossier, qu'ils y mettent tout leur coeur», rappelle la présidente. «Je dirais que la différence que nous avons faite, c'est que nous avons adopté une autre stratégie. Nous avons fait confiance à nos médecins. Nous avons décidé qu'elles seraient nos porte-parole.»

«Nous souhaitions avoir un conseil d'administration stable, nous voulions moderniser nos installations avec de nouveaux logiciels de gestion. Nous voulions que nos médecins aient envie de parler de notre coop, qu'elles s'y sentent bien.»

Entente prolongée

En janvier, devant la crise qui secouait la Coopérative de solidarité santé de Saint-Boniface, le conseil municipal décidait de donner un peu d'air à l'organisme en suspendant les frais de location de la clinique, de même qu'en assumant les frais d'électricité et les taxes municipales et scolaires.

Cette décision avait provoqué un certain questionnement, puisque la résolution ne précisait pas la durée de cette aide. Elle s'est finalement étendue sur toute l'année 2014 et selon toute vraisemblance, elle se poursuivra jusqu'au 31 décembre 2015. La Coopérative ferait toutefois un effort supplémentaire pour la prochaine année, par exemple en payant la moitié de la facture de la taxe scolaire.

Le maire, Claude Caron, n'a pas voulu confirmer l'information, précisant qu'une résolution à cet effet serait adoptée à la séance régulière du 1er décembre.

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