Expérience concluante chez Plasmavie

Gilles Carpentier, donneur de plasma, Hélène Germain, bénévole,... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Gilles Carpentier, donneur de plasma, Hélène Germain, bénévole, et Maxime Lefebvre, donneur, prenaient part aux festivités marquant la première année d'activités de Plasmavie à Trois-Rivières

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La première année d'activités du salon des donneurs de Plasmavie à Trois-Rivières s'avère une expérience concluante avec ses 6700 prélèvements effectués en douze mois. Toutefois, on constate un transfert de donneurs entre cliniques de sang et cliniques de plasma, un phénomène qu'on aimerait bien compenser par de nouveaux donneurs car les deux produits sont essentiels pour Héma-Québec.

L'ambiance était malgré tout à la fête mercredi, au salon de Plasmavie du boulevard Gene-H.-Kruger, où on célébrait cette première année de succès indéniable, au point qu'Héma-Québec a fait savoir qu'elle ira de l'avant avec un projet similaire dans trois autres villes du Québec, soit Sherbrooke, Gatineau et Saguenay. L'expérience développée dans ce type de salon est si plaisante et confortable pour les donneurs, que 30 % de ces derniers comptent à leur actif huit dons de plasma. D'autres reviennent fidèlement pratiquement à toutes les semaines.

C'est le cas de Maxime Lefebvre, qui travaille dans le milieu de l'immobilier, et qui a dépassé les 30 dons de plasma. Il est arrivé au salon de Plasmavie entraîné par un ami. L'atmosphère agréable du lieu lui a plu immédiatement et depuis, c'est un habitué. Il ignorait au début à quoi servait exactement le plasma. «Au fil des semaines, on en apprend toujours plus et on sait que ça sert à des traitements mais aussi pour les médicaments.»

M. Lefebvre a lui aussi amené des amis chez Plasmavie et en parle à l'occasion à son entourage. Comme beaucoup de donneurs, il doit rassurer ses proches au sujet de ces dons très fréquents. «Je leur dis que le plasma se régénère à tous les six jours et donc qu'il n'y aucun danger à venir souvent. J'explique aux gens qu'il faut faire ce genre de don car les hôpitaux utilisent beaucoup de plasma. C'est un bon geste à faire. Ici on retrouve surtout des gens avec des groupes sanguins positifs alors j'encourage aussi les gens de groupes négatifs à aller faire des dons de sang.»

Même son de cloche du côté de Gilles Carpentier, retraité d'Hydro-Québec, qui a répondu à l'appel de Plasmavie.

Il trouve très pratique la formule sur rendez-vous qui lui permet de venir plus régulièrement faire un don.

«Contrairement au don de sang qu'on ne peut faire qu'aux 56 jours environ, je peux faire un don aux six jours et il y a moins de chances que quelque chose m'en empêche comme une grippe ou une fièvre. Si je manque quelques dons, ça ne fait pas une grosse différence dans l'année car je peux revenir souvent.»

M. Carpentier s'est dit très rassuré par toutes les informations qu'on lui a remises au sujet du don de plasma. «J'aime ça venir souvent, j'ai l'impression de profiter d'un bon suivi médical, blague-t-il. Et ici, les gens sont tellement l'fun, qu'on a immédiatementune reconnaissance pour notre don.»

Hélène Germain, infirmière à la retraite, fait partie des bénévoles tant appréciés des donneurs. «Ici, on n'a que le bon côté des choses, confie-t-elle. L'ambiance est presque familiale et on développe des liens avec nos donneurs. Ça rit beaucoup ici, c'est festif.»

Portée par ce succès Plasmavie veut aller plus loin, comme l'explique Laurent Paul Ménard, directeur des communications externes.

«On souhaite recruter 700 nouveaux donneurs pour atteindre un rythme de croisière de 13 500 prélèvements par année.» Héma-Québec estime que la réponse des donneurs de la région de la Mauricie a été spontanée et enthousiaste et elle veut donc poursuivre sur cette lancée. «C'est un succès, insiste M. Ménard, on ne peut dire que nous plafonnons car on a dû ajouter deux lits de prélèvement et procéder à de nouvelles embauches.»

Mais cela dit, l'arrivée de Plasmavie à Trois-Rivières n'a pas été sans conséquence sur la fréquentation des cliniques de sang, observe M. Ménard qui incite la population à réagir rapidement pour corriger le tir, lors des quatre prochaines cliniques qui auront lieu en Mauricie et au Centre-du-Québec.

«La dernière collecte de sang du maire, à Trois-Rivières, a connu une sous-performance malgré que nous avions deux bons porte-parole. Même chose à Nicolet. C'est clairement un transfert de donneurs. Nos sondages indiquent pourtant qu'au moins un quart des répondants disent songer à donner du sang dans l'année, alors qu'en fait, seulement 3 % font un don de sang. Là, c'est le temps de passer à l'action!

On a encore quatre collectes avant Noël: à Sainte-Marthe-du-Cap, le 2 décembre (Centre Félix-Leclerc), à Shawinigan le9 décembre (Collège Shawinigan) à Bécancour le 15 décembre (Centre culturel Larochelle) et à Trois-Rivières le 19 décembre (Pavillon communautaire de Trois-Rivières-Ouest).»

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