Le don qui sauve des vies

Jeanne Duchesne-Sauriol a subi quatre opérations à coeur... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Jeanne Duchesne-Sauriol a subi quatre opérations à coeur ouvert et reçu quinze transfusions sanguines avant l'âge de six ans. Elle encourage aujourd'hui tout le monde à donner du sang.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Quand il est question de l'importance de donner du sang, Jeanne Duchesne-Sauriol sait de quoi elle parle. La jeune étudiante de 16 ans du Séminaire Saint-Joseph, à Trois-Rivières, a subi quatre opérations à coeur ouvert et reçu plus de 15 transfusions de sang avant l'âge de 6 ans. Aujourd'hui sur ses deux pieds et respirant la joie de vivre, Jeanne profite de toutes les tribunes qui lui sont offertes pour parler de l'importance du don de sang.

C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle a accepté d'être la présidente d'honneur de la collecte de sang du maire Yves Lévesque, qui a débuté mercredi à l'édifice de la Marine royale Canadienne, à l'île Saint-Christophe à Trois-Rivières, et qui se poursuivra jeudi de 13 h 30 à 20 h 30. L'objectif est d'atteindre 400 donneurs en deux jours.

«Je suis la preuve vivante que c'est important de donner du sang», lance la jeune fille, souriante. Née avec une malformation cardiaque, Jeanne a dû composer avec une atrophie du ventricule gauche de son coeur, laissant au ventricule droit tout le travail de pomper le sang et le faire circuler dans son corps. Il aura fallu quatre interventions à coeur ouvert pour venir à bout de faire fonctionner son coeur pour qu'elle puisse poursuivre sa vie à peu près normalement.

«À l'époque, il n'y avait pas beaucoup d'enfants qui pouvaient survivre à une telle malformation. Je suis une des chanceuses, une des miraculées. Aujourd'hui, la médecine a évolué et c'est un peu différent. Mais ça ne change rien au fait qu'on a toujours besoin de dons de sang pour permettre à ces opérations d'être des succès», confie la jeune étudiante de cinquième secondaire.

Si elle a dû mettre une croix sur plusieurs sports comme la course à pied, le trampoline ou le cheerleading, Jeanne Duchesne-Sauriol demeure active et joue au basketball avec l'équipe de son école, un sport qui convient parfaitement à sa condition physique. «Je ne peux pas risquer de faire des sports avec des impacts où je pourrais avoir des ecchymoses, et je ne peux pas non plus courir un marathon. Mais je suis quand même très active. Je suis chanceuse d'avoir pu m'en sortir et de pouvoir mener la vie que je mène», mentionne-t-elle.

Son expérience de vie l'inspire d'ailleurs à planifier ses études en fonction de redonner à la société ce qu'elle a reçu. «Je veux devenir chirurgienne cardiaque. J'ai l'intention de faire mes études en médecine pour ça. J'ai toujours eu ça dans la tête, je n'ai jamais envisagé rien d'autre. Pour moi, c'est naturel et je veux suivre les traces des médecins qui ont permis que je sois en vie aujourd'hui», confie-t-elle.

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