Le cancer n'est pas une fatalité

Le Dr Richard Béliveau espère que son nouveau... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le Dr Richard Béliveau espère que son nouveau livre aidera le public à mieux comprendre que le cancer n'est pas une fatalité et qu'on peut le vaincre.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si vous êtes de ceux qui affirment «qu'il faut bien mourir de quelque chose» et qui croient que le cancer est une fatalité, le dernier livre du biochimiste Richard Béliveau (cosigné avec le physiologiste Denis Gingras) risque de secouer sérieusement votre insouciance.

Dans Prévenir le cancer, comment réduire les risques, on lit que non seulement le cancer est évitable, mais également sa récidive. C'est ce que démontrent les résultats étonnants des plus récentes études rapportés par le docteur Béliveau.

Celui qui en est à son quatrième livre sur le sujet insiste dans son dernier bouquin sur les conséquences de l'obésité qui est en train de causer autant de cancers que le tabagisme.

Des cancers rares comme celui de l'oesophage, pratiquement jamais observé il y a quelques dizaines d'années à peine. Être à la fois obèse et en santé est donc un mythe car les personnes en surpoids sont plus à risque de développer un cancer que les personnes de poids normal. La belle bedaine du père Noël peut paraître sympathique, mais ce tissu adipeux sur son abdomen n'est pas qu'une masse inerte inoffensive, avertit l'auteur.

Bref, la plupart des cancers pourraient être évités par de «simples» modifications au mode de vie. Et ça urge, prévient M. Béliveau, car le système de santé est à la veille de s'écrouler sous les cas de cancer, de diabète et de maladie d'Alzheimer; conséquences de la malbouffe des 25 dernières années. Comme la prévention n'a jamais été le fort du ministère de la Santé, autant s'en remettre à soi-même pour rester éloigné des hôpitaux. Et il n'est jamais trop tard pour s'y mettre, insiste M. Béliveau, jamais.

Conscient que la société de consommation dans laquelle nous vivons n'encourage pas les approches préventives à long terme et que les gens ignorent par où commencer, le biochimiste fournit toutes les informations nécessaires pour prendre sa destinée en main.

Grâce au travail exceptionnel des grandes agences de santé publique comme le World Cancer Research Fund et l'American Cancer Société, il est désormais possible d'adopter une approche combative qui se résume à suivre dix recommandations: ne pas fumer, rester mince, limiter la viande rouge à 500 g par semaine, manger beaucoup de fruits, légumes et légumineuses, être actif au moins 30 minutes par jour, limiter la consommation quotidienne d'alcool, éviter le sel et les aliments conservés dans le sel, protéger sa peau du soleil, ne pas utiliser de suppléments pour prévenir le cancer et si vous avez déjà vaincu un cancer, suivre tous ces conseils à la lettre.

La dernière recommandation peut sembler tomber sous le sens, mais malheureusement, 93 % des personnes ayant eu un cancer ne changent pas notablement leur mode de vie!

Passionné par son combat, le docteur Béliveau s'enflamme facilement, surtout lorsqu'il entend parler des effets sur la santé de la pollution, du stress et de l'hérédité (comme par hasard, trois éléments déresponsabilisants), alors qu'il faudrait davantage s'arrêter aux effets nocifs nettement plus importants du tabac, de l'embonpoint et de la sédentarité, trois éléments sur lesquels tout le monde a du pouvoir.

Prévenir le cancer, comment réduire les risques est une lecture passionnante, à la portée de tous et magnifiquement illustrée. C'est le docteur Béliveau lui-même qui a choisi chaque photo.

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