5000 personnes signent contre la fluoration à Trois-Rivières

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Philippe Giroul fait partie des opposants à la fluoration de l'eau potable.

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(Trois-Rivières) La Coalition trifluvienne pour une eau très saine (CTETS) n'entend pas abandonner la bataille dans le dossier de la fluoration de l'eau potable. Après la victoire des opposants à ce programme au référendum tenu dimanche dernier à Richmond, forçant la Municipalité à cesser son programme de fluoration, la coalition se dit plus déterminée que jamais à poursuivre ses actions et arriver au même résultat pour Trois-Rivières.

Toutefois, la coalition a résolument choisi de ne plus s'adresser directement au maire Yves Lévesque, qui considère le dossier clos. Les revendications se feront cette fois auprès de l'Agence de santé et de services sociaux, mais aussi auprès de conseillers municipaux de Trois-Rivières qui, espère la coalition, démontreront une ouverture à entendre leur point de vue et consulter la population de leur district, en plus d'insister auprès du reste du conseil pour que se tienne une consultation populaire sur la question, même si le sujet a fait l'objet d'un vote qui fut majoritaire à 9 voix contre 7.

Déjà, tout près de 5000 noms ont été recueillis sur la pétition que fait circuler la CTETS. «Notre objectif est d'atteindre les 10 000 signatures, et nous sommes bien confiants d'y arriver étant donné que plus de 40 commerces ont maintenant décidé d'embarquer avec nous. La liste de ces commerces est disponible sur notre site Internet», indique le porte-parole, Philippe Giroul.

Pour lui, ce mouvement populaire est clairement la démonstration que l'acceptabilité sociale de la fluoration n'est pas là. «C'est un programme qui ne peut pas se réaliser sans l'acceptabilité sociale, et comme il n'y a eu aucune consultation populaire, nous devons passer par d'autres voies. Mais à tout près de 5000 signatures, c'est officiel qu'on ne peut pas parler d'acceptabilité sociale», croit M. Giroul.

Par ailleurs, la CTETS s'adressera à l'Agence de santé et de services sociaux lors de la réunion du conseil d'administration, le 12 novembre prochain, pour «demander de remplacer cette mesure coercitive de médication collective par un programme élargi de santé bucco-dentaire et alimentaire afin de s'attaquer à la cause des caries plutôt qu'aux symptômes», indique la coalition.

D'autres mesures, dont la demande d'une rencontre avec des représentants des travaux publics de la Ville de Trois-Rivières ainsi que la préparation de plaintes et de recours collectifs envers les ministères concernés par ce dossier sont également sur la table pour la coalition, qui précise avoir recruté de plus en plus de personnes intéressées à s'impliquer, dont de nombreux jeunes.

«Nous espérons simplement qu'on suive à Trois-Rivières l'exemple de Richmond et qu'on organise un référendum en collaboration avec la Ville, l'Agence de santé, le Conseil régional en environnement, les institutions d'enseignement, tous ceux qui pourront contribuer à ce que la démocratie soit respectée», ajoute Philippe Giroul.

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