Hémodialyse: des retards qui inquiètent à La Tuque

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Ernest Denis et Louisette Cinq-Mars Denis souhaitent que les traitements d'hémodialyse soient offerts le plus rapidement possible dans le Haut Saint-Maurice.

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(La Tuque) «Je suis né ici, je veux mourir ici», c'est le cri du coeur qu'a lancé un Latuquois qui se déplace trois fois par semaine, depuis plus d'un an, pour recevoir des traitements d'hémodialyse à Trois-Rivières. L'octogénaire et sa conjointe se nourrissaient d'espoir de voir les traitements dispensés à la fin de l'été prochain au Centre de santé et des services sociaux du Haut Saint-Maurice (CSSSHSM), comme annoncé en début d'année, mais les retards s'accumulent et l'inquiétude monte d'un cran.

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 Le directeur général du CSSSHSM, Rémy Beaudoin, est confiant d'obtenir l'autorisation de l'Agence de la santé pour aller de l'avant avec le projet.

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«Ce n'est pas les traitements qui sont durs, c'est le voyage. Je vois venir l'hiver là, tu peux être certaine que ça me trotte dans la tête. On voyage beau temps, mauvais temps. C'est une belle route, mais elle est dangereuse. Ils remettent le projet d'une saison à l'autre. Ça fait un gros pincement au coeur quand tu attends après ça», lance Ernest Denis.

Au final, le Latuquois parcourt près de 1000 km par semaine pour recevoir des soins vitaux. «Il voyage depuis 12 mois dans l'espoir de pouvoir recevoir ses traitements d'hémodialyse à La Tuque. On veut rester à La Tuque parce que nos racines sont ici.»

On suit le dossier depuis le début, mais on vient encore une fois de nous dire que c'était retardé», lance dans un soupir sa conjointe Louisette Cinq-Mars Denis.

«Il y a d'excellents chauffeurs, mais c'est très fatiguant la route. Il le faisait dans l'espoir de... On y croyait. Peut-être que c'est nous les naïfs. On sait que le c.a. de l'hôpital a fait un énorme travail dans ce dossier-là et nous étions vraiment optimistes. On était certains que ça allait arriver dans quelques mois comme prévu. On pensait que ça baignait dans l'huile comme on dit», ajoute-t-elle.

Le couple latuquois espérait fortement que le CSSSHSM puisse inaugurer son centre satellite d'hémodialyse à la fin de l'été 2015, comme dans les estimations. Toutefois, le projet de loi visant la modification de l'organisation et de la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux, notamment par l'abolition des agences régionales, a semé l'incertitude chez les patients en attente du service.

«Il a fallu de janvier à juillet 2014 pour ficeler le dossier pour s'assurer qu'il y ait toutes les composantes. Depuis juillet, le dossier est complété. On a eu le signal de l'agence que le dossier était en traitement. Depuis juillet, on n'avait plus de nouvelles sur la progression, on savait seulement qu'il était en traitement. Ce qui nous a alarmé un peu, c'est le projet de loi 10 qui est arrivé dans le décor», explique Rémy Beaudoin, directeur général du CSSSHSM.

Plusieurs questions ont alors été soulevées par le public à savoir si le projet allait être ralenti, retardé ou annulé.

«C'est certain que les gens aimeraient que ça aille beaucoup plus vite. Ils aimeraient qu'on soit beaucoup plus avancé», note M. Beaudoin.

Par ailleurs le CSSSHSM et l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec se font rassurants quant à l'avenir du projet qui selon toute vraisemblance devrait être autorisé.

«J'ai eu une rencontre avec le PDG de l'Agence, lundi, et on a convenu des échéanciers. À la fin novembre, l'agence serait en mesure de finaliser sa décision quant à la poursuite de ce projet-là. À ce stade-ci, le traitement va bien et tout signal est à l'effet que nous devrions recevoir l'autorisation de procéder avec les paramètres déterminés par l'agence», a avancé Rémy Beaudoin.

«Le projet a été déposé par l'établissement et il est à l'étude présentement à l'agence. [...] C'est un projet qui demeure une priorité pour la région et tout devrait être autorisé avant la fin de novembre prochain», a pour sa part confirmé Anne-Sophie Brunelle, conseillère en communication à l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Si tout va bien, les premiers patients pourraient recevoir des traitements au printemps 2016 plutôt qu'en septembre 2015.

Rappelons que l'aménagement de l'espace devrait nécessiter 2 M$ d'investissement, en plus des 400 000 $ nécessaires pour l'acquisition des équipements.

«On est très confiant qu'on va obtenir l'autorisation de l'Agence», a conclu le directeur général du CSSSHSM.

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