Pyrrhotite: quand le malheur s'acharne

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Après avoir traversé la pyrrhotite, Jason Luckerhoff et Marie-Claude Lapointe font maintenant face à un dégât d'eau dans le sous-sol de leur résidence.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le destin s'acharne sur Jason Luckerhoff et Marie-Claude Lapointe. Alors qu'ils venaient de tirer un trait sur la difficile période qui a suivi la découverte de pyrrhotite dans les fondations de leur résidence, voilà qu'un dégât d'eau les ramène littéralement à la case départ.

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Des séchoirs industriels ont été nécessaires afin d'assécher le sous-sol.

François Gervais, Le Nouvelliste

Les parents de deux jeunes enfants vivant dans le secteur Trois-Rivières-Ouest ont découvert qu'il y avait une trentaine de centimètres d'eau dans le sous-sol de leur résidence en fin de journée dimanche. 

Encore échaudés par le long et complexe processus qu'ils ont dû traverser après que des analyses eurent confirmé la présence de pyrrhotite dans les fondations de leur maison, ils sont très au courant de l'ampleur de la tâche qui les attend.

Ils le sont d'autant plus que certains travaux d'aménagement de leur sous-sol venaient tout juste d'être terminés. Le plancher flottant qui avait été installé afin de remplacer celui qui avait été enlevé lors des travaux de réparation des fondations - qui avait été installé lors de l'achat de la maison en 2010 - a notamment dû être enlevé. 

Des boîtes contenant des effets qui avaient été entreposés pendant les travaux et qui n'avaient pas encore défaites se trouvaient également dans une des pièces qui ont été inondées. Plusieurs de celles-ci contenaient d'ailleurs des souvenirs de famille auxquels ils tenaient beaucoup. 

Ils ont également dû déplacer de nombreux biens, notamment des instruments de musique, qui se trouvaient dans le sous-sol dans leur garage, dont certains qui ont été abîmés par l'eau. 

Selon les premières constatations, le dégât aurait été causé par le mauvais fonctionnement de la pompe installée lors de la réparation des fondations.

«Ça va faire trois fois qu'on refait le sous-sol en six ans! Nous étions rendus à l'étape de passer à autre chose et ça recommence», lance M. Luckerhoff, visiblement exaspéré.

Comme ce fut le cas lors des travaux de réparation des fondations de leur maison, ils déplorent qu'ils ne peuvent pas compter sur l'aide des instances officielles. Car étant donné que leur maison n'était pas couverte par la Garantie des maisons neuves, ils ont dû défrayer une grande partie des coûts reliés aux travaux, et ce, même s'ils ont bénéficié du fonds d'aide pour les victimes de la pyrrhotite. 

Ils ont aussi dû s'assurer eux-mêmes que l'entrepreneur à qui ils avaient donné le contrat effectue les travaux demandés selon les règles de l'art. 

Sans lui jeter le blâme en ce qui concerne le récent dégât d'eau, M. Luckerhoff soutient tout de même qu'il aurait aimé que l'entrepreneur fasse preuve d'une plus grande collaboration, autant pendant les travaux que lorsqu'il l'a contacté en soirée dimanche pour l'informer de la situation.

«Nous n'avons aucune protection. C'est ça le point. Nous n'avons rien pour nous aider quand nous ne sommes pas sous la Garantie des maisons neuves», mentionne-t-il avant d'ajouter que la seule façon d'obtenir réparation pour les frais qui ne sont pas couverts par son assurance est d'intenter des recours légaux.

Heureusement, l'assureur a confirmé en fin de journée mardi qu'il allait indemniser M. Luckerhoff et Mme Lapointe pour les dommages qu'ils ont subis. Cette bonne nouvelle a grandement soulagé le couple, qui devra cependant payer la franchise de 1000 $ exigée en cas de sinistre et intenter des recours légaux pour le remplacement et l'installation de la pompe, car elle est vraisemblablement la cause de l'inondation.

Une épreuve difficile

En plus d'entraîner des dépenses non prévues et de les placer dans une situation financière difficile, M. Luckerhoff et Mme Lapointe indiquent que les épreuves avec lesquelles ils doivent composer depuis quelques années sont très pénibles sur le plan moral. Ils ont hâte de pouvoir passer à autre chose et que leur routine familiale se déroule sans les soucis causés par des travaux de rénovation.

«Je trouve ça désolant qu'on ait pris toutes ces précautions afin que tout se passe le mieux possible dans les circonstances et de se retrouver au même point, sans recours, avec des dépenses. C'est certain que la pression financière est énorme, mais ça engendre également du stress et de l'anxiété. Je commence à être tannée de tout ça», laisse tomber Mme Lapointe.

Point positif dans cette histoire, M. Luckerhoff tient à remercier les spécialistes de l'entreprise de nettoyage après sinistre Qualinet, à qui il a fait appel dimanche. Selon lui, ils ont travaillé de façon consciencieuse et rapidement. Ils n'ont pas fait de fausses promesses lorsqu'ils sont arrivés sur les lieux.

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