Pyrrhotite: une norme stricte à établir

Alain Gélinas et Michel Lemay (au centre) ont... (Photo: Francois Gervais)

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Alain Gélinas et Michel Lemay (au centre) ont fait le point mardi matin sur les dernières actions de la CAVP en compagnie de deux membres du conseil d'administration, Sylvain Arseneault et Robert Boudreault.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite insiste sur la nécessité d'imposer une norme aux fabricants de béton limitant au minimum la présence de pyrrhotite.

Le combat dure depuis sept ans et la Coalition pense toujours que le gouvernement doit fermement intervenir dans ce dossier afin d'éviter que d'autres drames comme ceux vécus par des milliers de personnes en Mauricie se reproduisent.

C'est la raison pour laquelle la Coalition désire que les autorités se basent sur la norme européenne, qui est de 0.1 % de soufre en présence de pyrrhotite, pour fixer les balises en attendant le résultat d'une étude universitaire sur le sujet.

«Le fléau de la pyrrhotite ne doit plus se produire, les normes devront être claires, inscrites au code du bâtiment et obligatoires. L'objectif est d'avoir une norme précise nord-américaine de la qualité du béton», constate Alain Gélinas, le président de la CAVP.

Ce dernier a fait partie de la délégation régionale qui a visité le Connecticut au début octobre. Le constat que la Mauricie n'est plus le seul endroit où existent des problèmes de pyrrhotite va certainement aider dans l'établissement d'une norme précise et obligatoire.

«La qualité du béton est le prochain défi au Québec, au Canada et au niveau nord-américain, renchérit Michel Lemay, vice-président de la Coalition. Il faut continuer ce combat-là. On ne peut pas corriger le passé. Mais on peut-tu arrêter l'hémorragie?»

L'accès plus large au programme d'aide de la Société d'habitation du Québec est un autre dossier sur lequel la Coalition consacre beaucoup d'énergie. Actuellement, le programme d'aide est disponible aux gens dont les fondations présentent un taux de pyrrhotite de 0,3 %. La Coalition souhaite que cette norme soit abaissée à 0,23 %, une donnée établie lors du mégaprocès sur la pyrrhotite.

«Ils n'ont pas dit non. Mais on se fait dire que c'est un long processus de changer le programme. On trouve que le programme est correct, on veut juste changer le taux. On se demande si ce sera prêt pour le printemps 2017. On pensait avoir des réponses, mais on attend», déclare M. Gélinas.

La Coalition poursuit ses réclamations auprès du gouvernement du Québec pour avoir de l'argent neuf afin d'aider les victimes de la pyrrhotite à faire réparer les fondations de leur maison. Maintenant qu'elle a obtenu la confirmation que l'argent du fédéral sera disponible au programme d'aide au printemps prochain, la Coalition veut que le gouvernement du Québec fasse de nouveau sa part à une hauteur de 15 millions de dollars par année pendant trois ans.

«Le défi avec le gouvernement est continuel et des fois, c'est un peu décourageant. On se bat depuis sept ans. On se fait dire qu'on est en récession. Mais la réalité est qu'il y a des victimes qui n'ont pas les moyens de faire réparer leur maison. Le gouvernement doit donner de l'aide. J'ai hâte d'avoir le sentiment que le gouvernement a une réelle volonté de régler le problème», commente M. Gélinas.

Les contacts établis avec les gens du Connecticut sont toutefois une source d'encouragement pour la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite. Que ce soit dans le regroupement d'informations techniques ou le partage d'expériences, cette collaboration est saluée par les intervenants régionaux.

«La ténacité de la Coalition est la même que depuis le début. On veut aider les victimes jusqu'à la dernière», assure Michel Lemay.

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