Pyrrhotite à l'École de police: une poursuite de plus de 5 millions $

L'École nationale de police à Nicolet et la... (Francois Gervais, Le Nouvelliste)

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L'École nationale de police à Nicolet et la Société québécoise des infrastructures ont déposé une poursuite de plus de 5 millions $ en Cour supérieure contre plusieurs intervenants impliqués dans le désastre de la pyrrhotite en Mauricie.

Francois Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

La Société québécoise des infrastructures et l'École nationale de police du Québec à Nicolet ont finalement déposé une poursuite de plus de 5 millions $ en Cour supérieure, le 25 mai dernier, contre plusieurs intervenants impliqués dans le désastre de la pyrrhotite en Mauricie.

Le Nouvelliste titrait, dès 2013, que plusieurs bâtiments situés sur les terrains de l'ÉNPQ contenaient de la pyrrhotite et voici qu'à la lumière des analyses réalisées par la firme Labo SM, quatre bâtiments devront finalement être détruits et cinq autres seront gardés sous étroite surveillance afin d'assurer une constante sécurité aux usagers.

La SQI poursuit donc Construction G. Therrien inc. et Progère Construction inc. ainsi que Béton Laurentide, Construction Yvan Boisvert inc., Carrière B & B, les Consultants René Gervais ainsi que ses professionnels, René Gervais, Pierre Bellemare, Luc Gagnon, Jean Gagnon and André Bourassa. Les compagnies d'assurances Promotuel Verchère-Les Forges, Intact, Saint-Paul, Northbridge, Zurich, AIG du Canada et Aviva font aussi partie des entreprises visées.

Ce ne sont pas tous les bâtiments de l'ÉNPQ qui contiennent de la pyrrhotite. On parle principalement de quatre pavillons qui servent à tenir des simulations et des scénarios dans le cadre de l'entraînement des futurs policiers. Le document de cour indique que ces pavillons devront être détruits.

«Il faudra faire une planification de travaux. Il n'y a pas d'urgence, il n'y a pas de risques pour la sécurité dans ces petites maisonnettes-là», assure le porte-parole de l'ÉNPQ, Pierre Saint-Antoine. Le tout se fera au cours des prochains mois.

Cinq autres bâtiments, soit la salle de tir, le gymnase et sa piscine de même que les ailes d'hébergement A, G et P devront demeurer sous observation, indique la poursuite.

On sait que le récent agrandissement du palais de justice de Trois-Rivières contient lui aussi de la pyrrhotite, mais pour l'instant, la SQI n'intente pas de poursuites de ce côté. Selon le porte-parole de la SQI, Nicolas Murgia, l'édifice demeure sous observation.

M. Murgia confirme par contre qu'une autre poursuite a été intentée concernant l'édifice du ministère des Transports situé sur le boulevard Des Récollets qui contient lui aussi de la pyrrhotite. M. Murgia n'a toutefois pas dévoilé le montant de la poursuite.

Les édifices de l'ÉNPQ qui sont visés par les procédures judiciaires ont tous été construits entre 2001 et 2003, lors de ce qui convient d'appeler la première vague de pyrrhotite dans la région. L'ÉNPQ avait alors investi 76 millions $ pour s'agrandir.

On se rappellera que les cas de pyrrhotite, dans la région, avaient alors été réglés hors cour et la pierre maudite n'avait alerté à peu près personne. Ce n'est qu'en 2013, quand la deuxième vague a éclaté, que la SQI a fait faire des tests sur les infrastructures de l'ÉNPQ, en 2013, pour s'assurer de la santé des édifices du campus policier, indique M. Saint-Antoine.

«La dernière phase de construction à l'École, qui date des deux dernières années, n'est absolument pas touchée», assure le porte-parole de l'École. C'est le cas, notamment, du nouveau pavillon de formation.

«On est soulagé du fait que les bâtiments les plus touchés sont nos maisonnettes de simulation qui sont de petits bâtiments situés à l'arrière du campus du bâtiment principal de l'École», ajoute M. Saint-Antoine.

L'ÉNPQ se croise les doigts en espérant que les autres bâtiments touchés ne nécessitent pas de réparations majeures «parce que là, ça pourrait avoir un impact plus important», concède-t-il.

«La SQI nous a assuré que sur le plan de la sécurité, il n'y avait aucun risque pour l'ensemble des usagers, personnel et clientèle», indique M. Saint-Antoine.

La poursuite contient certains inconnus. C'est qu'elle ne tient compte que du coût de reconstruction des bâtiments affectés, ce qui totalise 5,2 millions $.

Il se peut que ces montants soient ajustés puisqu'il faudra aussi tenir compte, par exemple, des frais de déménagement temporaires, des honoraires professionnels pour les plans et devis et des frais de laboratoires pour les études de sol et le contrôle de la qualité. Le porte-parole de la SQI n'avait toutefois pas d'informations à ce sujet.

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