De graves problèmes de santé affectent Yvon Boivin

Yvon Boivin est en convalescence à la suite... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Yvon Boivin est en convalescence à la suite d'un problème de santé survenu au début de février.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'ancien président de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite et candidat libéral dans Trois-Rivières aux dernières élections fédérales, Yvon Boivin, se remet péniblement d'un nouveau problème de santé important qu'il impute directement aux six années épuisantes consacrées aux victimes de la pyrrhotite.

Yvon Boivin est toujours en convalescence à la suite d'un infarctus intestinal survenu au début du mois de février dernier. «Une artère de l'intestin a éclaté. Je me suis ramassé en hémorragie. J'ai été hospitalisé pendant six jours», raconte-t-il.

«Les trois quarts de mon colon ont été attaqués. C'est pour ça que je suis en période de repos prolongé», raconte-t-il, s'estimant maintenant un peu mieux. «Je n'en mourrai pas», assure-t-il, «mais j'y ai goûté encore une fois».

Rappelons qu'en juillet dernier, alors qu'il était en pleine campagne électorale fédérale, Yvon Boivin avait contracté une septicémie, ou infection du sang et avait été en congé forcé pendant plusieurs jours.

«Les médecins m'avaient dit que c'était un signe de grande fatigue», dit-il.

Et Yvon Boivin ne le nie pas. «J'ai vécu du stress pendant six ans dans le dossier de la pyrrhotite. Tout cela arrive après que j'aie tout lâché», constate-t-il.

«J'ai besoin de me refaire. Je dors beaucoup. Ça m'a vraiment mis à terre», dit-il en parlant de la colite ischémique dont il a souffert il y a quelques semaines.

Yvon Boivin est certain que son problème de santé est directement lié à l'épuisement prononcé dont il souffre.

«J'ai été six ans dans un stress intense à me battre contre les plans de garantie et pour avoir de l'aide pour les victimes de la pyrrhotite. C'est toute la détresse qu'on supportait», analyse-t-il.

«Il est temps que les autorités gouvernementales se rendent compte que si elles ne veulent pas que d'autres personnes brisent leur santé comme la mienne à cause de la pyrrhotite, il faut que l'aide arrive d'urgence», estime-t-il, toujours très intéressé par le dossier même s'il n'est plus impliqué directement.

«Je ne veux pas que d'autres personnes tombent comme moi. Il est temps que l'aide sorte», dit-il.

Yvon Boivin tient à «saluer l'aide qui a été avancée pour la première fois du fédéral, mais si on ne veut pas que d'autres personnes tombent dans la maladie comme c'est mon cas, à cause de ce dossier-là, il faut que tous les gouvernements débloquent de l'aide d'urgence», plaide-t-il.

M. Boivin déplore que les gens de la Coalition aient encore à lutter pour obtenir de l'aide. «Ces gens-là ont de la pression aussi, comme moi j'en avais», fait-il valoir.

L'homme, rappelons-le, fut lui-même victime de la pyrrhotite et malgré la reconstruction rapide des fondations de sa maison, il s'était lancé tête baissée à la défense des victimes moins fortunées que lui.

Il passait au moins la moitié de ses vacances, toutes ses soirées et même ses fins de semaine à soutenir les victimes, à rencontrer les politiciens et les organismes de réglementation pour essayer de faire avancer le dossier. Son implication lui a même valu des menaces et il fut un temps où Yvon Boivin était inquiet pour la sécurité de sa famille et craignait aussi de subir du vandalisme sur sa maison parce qu'il dénonçait sans gêne, dans les médias, certaines pratiques douteuses liées à l'industrie de la construction.

Avec son équipe de bénévoles, il avait convaincu Québec de créer un programme d'aide dans lequel le gouvernement a finalement versé 30 millions $ d'aide financière, une somme qui s'est toutefois très rapidement épuisée.

À son retour de vacances, en août 2013, Yvon Boivin, annonce qu'il est au bout de son rouleau. Son conseil d'administration ne se sent guère mieux que lui. La tâche était devenue beaucoup trop lourde pour des bénévoles, aussi dévoués soient-ils.

Il convoque alors la presse pour lancer un cri du coeur et demander du soutien financier afin d'embaucher au moins un employé à plein temps.

Son appel est entendu par la population et les commerçants. Le gouvernement du Québec et la Ville de Trois-Rivières de même que la Chambre immobilière de la Mauricie offrent des fonds pour embaucher enfin une ressource à plein temps.

Pendant ces six années, les démarches répétées, incluant des marches de solidarité pour tenter d'obtenir de l'aide du gouvernement conservateur de Stephen Harper n'ont donné aucun fruit. Ottawa renvoyait systématiquement la balle à Québec et faisait la sourde oreille. C'est entre autres cette attitude qui avait poussé Yvon Boivin à se lancer sous la bannière libérale, aux dernières élections, dans l'espoir de faire avancer le dossier via l'implication politique. Il fut vaincu par le candidat NPD, Robert Aubin. Le nouveau gouvernement de Justin Trudeau répondra toutefois enfin à une partie de la demande en avançant 30 millions $.

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