Justin Trudeau confirme l'aide de 30 M$ aux victimes de la pyrrhotite

Le premier ministre Justin Trudeau était accompagné du... (François Gervais)

Agrandir

Le premier ministre Justin Trudeau était accompagné du député de Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne, pour constater les dommages aux fondations de cette résidence.

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a rendu visite mercredi à une famille de Trois-Rivières aux prises avec des problèmes de pyrrhotite, confirmant du même coup l'aide de 30 M$ sur trois ans annoncée au dernier budget fédéral.

Justin Trudeau et le député de Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe... (François Gervais, Le Nouvelliste) - image 3.0

Agrandir

Justin Trudeau et le député de Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne, ont été accueillis par Éric Baril, sa conjointe Nancy Desbiens et leurs filles Chloé, Laurence et Juliette à leur résidence du secteur Sainte-Marthe-du-Cap. 

François Gervais, Le Nouvelliste

La visite du premier ministre n'a toutefois pas permis à la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite d'espérer que cette aide devienne récurrente.

En milieu d'après-midi, Justin Trudeau s'est rendu dans une résidence du secteur Sainte-Marthe-du-Cap, où vivent Éric Baril, Nancy Desbiens et leurs trois filles Juliette, Chloé et Laurence. Le couple avait construit la maison en 2005 et ne bénéficiait pas de la Garantie des maisons neuves en tant qu'autoconstructeurs. 

Quelques années plus tard, un test a révélé la présence de pyrrhotite dans les fondations. Depuis, le couple attend le financement pour lui permettre de faire les travaux. Les trois filles de 5, 7 et 10 ans dorment désormais dans la même chambre au rez-de-chaussée en attendant que les fondations et le sous-sol puissent être réparés.

Accompagné du député de Saint-Maurice-Champlain François-Philippe Champagne, Justin Trudeau a pu faire une visite de la maison et a constaté les dommages causés aux fondations, avant de s'adresser aux médias. 

«J'ai vu de mes propres yeux la situation difficile dans laquelle trop de familles se trouvent à cause de la pyrrhotite. Pour beaucoup de Canadiens, devenir propriétaire est le rêve d'une vie. Les dommages causés par la pyrrhotite peuvent avoir un impact très important sur la vie des gens», a-t-il mentionné. 

Selon lui, il était temps que le gouvernement fédéral fasse sa part dans le dossier. L'aide annoncée permettra aux propriétaires d'environ 400 maisons affectées d'obtenir une aide allant jusqu'à 75 000 $ pour réparer les fondations.

Toutefois, l'annonce faite lors du dépôt du budget fédéral en avait laissé plusieurs sur leur appétit, étant donné le caractère non récurrent de l'aide proposée. La Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite (CAVP), qui n'avait d'ailleurs pas été prévenue de la venue du premier ministre, s'est invitée au point de presse pour entendre ce qui allait y être annoncé. 

Questionné à plusieurs reprises à savoir si la porte pouvait être ouverte à ce que cette aide soit récurrente, ou encore bonifiée, le premier ministre Trudeau a martelé que l'aide annoncée était déjà très importante et qu'elle faisait la différence pour de nombreuses familles de la région. Il a rappelé que le dialogue était ouvert avec le gouvernement provincial pour aider les victimes. Mais à aucun moment, il n'a laissé entendre que l'aide pourrait être bonifiée.

«En parlant à M. Baril, on m'a confirmé que les sommes importantes mises de l'avant vont faire une grosse différence pour sa famille et pour plusieurs autres familles, et nous sommes heureux de faire notre part», s'est-il contenté de répondre.

Une réponse qui a passablement déçu la CAVP, qui maintient que cette aide est loin d'être suffisante pour enrayer la crise. «Lorsqu'on regarde nos calculs, 10 M$ par année vont nous permettre de réparer 133 maisons. Ce sont donc 400 maisons qui seront réparées grâce à la subvention. Il va rester au bout de ça, selon nos projections, 2500 maisons à réparer pour mettre fin à la crise, ce qui nous amène à encore une dizaine d'années avant de mettre fin à ce sinistre», constate Jacques Blais, responsable des communications pour la Coalition.

Ce dernier espérait que de nouvelles annonces soient faites mercredi après-midi, ce qui n'a pas été le cas. La coalition espère maintenant qu'en constatant l'étendue des dégâts de ses propres yeux, le premier ministre révise sa position et bonifie son aide.

Pour sa part, Éric Baril constate que cette aide, même si elle a fait l'objet de plusieurs critiques, permettra à sa famille de retrouver un peu de quiétude. «On a dit que l'aide ne ferait pas une grosse différence. Mais pour ma famille, ça fait toute la différence», confie-t-il.

L'homme a obtenu la confirmation qu'il serait dans le premier groupe à recevoir les sommes dégagées par Ottawa, étant donné qu'il avait été l'un des premiers à s'inscrire auprès de la municipalité lorsqu'il a appris que sa maison était affectée. Le prêt de 75 000 $ lui permettra aussi de contracter un autre prêt à la banque pour pouvoir engager les travaux.

«Sans aide du gouvernement, les banques ne veulent pas prêter. On se retrouve bien mal pris dans ce temps-là. Maintenant, j'ai bon espoir que ça déboule vite. J'espère pouvoir débuter les travaux dès cet été», a ajouté celui qui demeure très attentif à la suite des procédures dans le mégaprocès de la pyrrhotite, dont le verdict a été porté en appel par SNC Lavallin, condamnée en 2014 à payer 70 % des dommages dans cette histoire.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer