Pyrrhotite: enfin un peu d'optimisme

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C'est devant plusieurs centaines de personnes que les dirigeants de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite ont démontré un peu d'optimisme face à une aide du gouvernement fédéral.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) C'est devant plusieurs centaines de personnes que la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite (CAVP) a fait état des derniers développements dans le dossier de l'aide potentielle du gouvernement fédéral, samedi à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières. Des développements timides, mais qui permettent enfin aux victimes d'être optimistes.

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Le président de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite, Alain Gélinas.

Stéphane Lessard

La veille, pour la première fois, il y avait un député du gouvernement fédéral à la table d'une rencontre au sujet de la pyrrhotite, puisque le gouvernement Harper avait toujours refusé de s'impliquer dans ce dossier. On retrouvait aussi des représentants de la CAVP et des élus des instances provinciales et municipales. Samedi, le président de la Coalition, Alain Gélinas, se réjouissait de ce débouché, qui pourrait mener à une aide fédérale attendue depuis longtemps pour les 2500 victimes déclarées et 2500 autres potentielles.

«Pour la première fois en sept ans, tout le monde avait la même version du problème. Tout le monde travaille et il n'y a plus de partis politiques. Mais il n'y a pas de solution miracle.»

Samedi, la CAVP a mis de la pression sur le gouvernement de Justin Trudeau afin qu'une aide soit annoncée dans le prochain budget, au printemps.

«Je suis optimiste. La réunion s'est bien déroulée et je suis confiant qu'il y ait quelque chose d'annoncé au mois de mars. Jusque-là, nous avions toujours eu des fins de non-recevoir de la part du fédéral. On a un sentiment que les choses avancent de façon concrète», a déclaré M. Gélinas devant les centaines de victimes de la pyrrhotite. 

Le candidat libéral lors des dernières élections fédérales dans Trois-Rivières, et ancien président de la CAVP, Yvon Boivin, a pris la parole lors de la réunion, demandant aux gens présents d'ovationner les dirigeants de la Coalition pour leur travail. M. Boivin estimait que son court passage en politique aura au moins permis de faire avancer la cause.

«C'est la première fois en huit ans d'attente qu'un député fédéral ose venir s'asseoir avec les représentants du provincial. Si mon passage en politique aura permis de faire débloquer le dossier, ce sera mission accomplie pour moi.»

Rencontré au ShawiCon plus tard dans la journée, François-Philippe Champagne, qui était absent de la rencontre matinale, n'a pas voulu avancer de chiffres, mais a reconnu que le gouvernement Trudeau devra mettre l'épaule à la roue.»

«Depuis que j'ai été élu, j'y travaille toujours, j'ai trois voisins qui sont touchés par la pyrrhotite. Le premier ministre a été clair que c'était un drame humain et financier. Il y a eu plus de discussions en 100 jours qu'il n'y en a eu depuis 10 ans. Le fédéral a un rôle à jouer, la province a un rôle à jouer et les villes concernées aussi.»

Plusieurs politiciens étaient sur place afin d'assister à la réunion de la CAVP, dont le député de Trois-Rivières Robert Aubin. Comme plusieurs, il espère que l'aide fédérale sera dorénavant au rendez-vous.

«Je laisse la chance au coureur, mais mon échéance, c'est le prochain budget. On ne peut pas prétendre qu'on ne connaît pas le dossier, alors que nous, Ruth Ellen Brosseau et moi, en parlons depuis quatre ans, et faire des annonces pendant la campagne et ne pas livrer lorsque ça compte.»

L'avocat Pierre Soucy... (Olivier Croteau) - image 2.0

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L'avocat Pierre Soucy

Olivier Croteau

Une cause en appel qui s'étire

Plusieurs d'entre eux ont profité de la réunion pour s'adresser à l'avocat qui représente la CAVP dans ce dossier, Pierre Soucy. Celui-ci a confirmé que l'appel de SNC-Lavalin du premier jugement du mégaprocès au civil qui avait donné gain de cause aux victimes ne devrait pas voir son dénouement avant octobre 2017. L'attente sera encore plus longue pour les Mauriciens qui se retrouvent dans la deuxième vague de demandeurs dans un deuxième procès à venir, puisque la cause ne sera pas entendue avant qu'un juge ait statué quant à l'appel du premier procès, afin de ne pas se retrouver avec deux décisions contradictoires.

«Oui c'est long, mais on fait notre possible et on souligne souvent à la cour d'appel, qui, je pense, est sensible à ça, que ce sont les victimes qui supportent les frais de ce procès. On fait tout ce qui est en notre pouvoir pour accélérer ce processus», mentionnait Me Soucy.

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