Aide du fédéral aux victimes de la pyrrhotite: Boivin n'est pas inquiet

Yvon Boivin, ancien président de la CAVP et... (François Gervais)

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Yvon Boivin, ancien président de la CAVP et ancien candidat libéral fédéral dans Trois-Rivières, se montre optimiste dans le dossier de la pyrrhotite en raison de l'arrivée au pouvoir de Justin Trudeau à Ottawa.

François Gervais

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Yvon Boivin est persuadé que le gouvernement libéral de Justin Trudeau tiendra sa promesse de venir en aide aux victimes de la pyrrhotite en Mauricie. Président de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite pendant six ans et candidat libéral défait dans Trois-Rivières aux dernières élections fédérales, Yvon Boivin a accordé une entrevue au Nouvelliste au sujet de l'aide promise par les libéraux fédéraux aux victimes de la pyrrhotite, aide qui est attendue d'urgence, mais qui n'arrive toujours pas.

«Ce qu'il faut comprendre, c'est que ça fait six ans que l'ancien gouvernement fédéral (les conservateurs de Stephen Harper) dit non à cette demande. Ce n'est pas le gouvernement actuel qu'il faut blâmer. C'est l'ancien gouvernement qui n'a rien fait pendant six ans», fait-il valoir.

Yvon Boivin blâme «l'inertie totale, complète et incompréhensible de Harper. «La machine fédérale, ce n'est pas quelque chose que tu convertis en deux secondes», plaide l'ancien candidat. «Il faut que les gens soient patients. En six ans, il n'y a rien eu», insiste-t-il. «Le gouvernement vient d'être élu et a des priorités. Il n'y a pas que ce dossier-là. C'est un dossier prioritaire, mais il y a des priorités partout», rappelle-t-il.

«Quel ministère prendra en charge ce dossier-là? De qui relèvera le dossier? Ensuite, il y a toute la gestion d'un programme et les approches avec le gouvernement provincial. Ça ne se fait pas en une journée», plaide-t-il. «Il faut laisser le temps à la machine de se positionner», insiste-t-il.

«Même un gouvernement du NPD n'aurait pas été capable de livrer les chèques le lendemain», croit l'ancien président. «Il faut que tu mettes la machine fédérale en place pour qu'elle puisse gérer un tel programme qui n'existe pas», fait-il valoir.

«Il faut être un petit peu patient. Je ne suis pas du tout inquiet», dit-il. «François-Philippe Champagne est un homme de parole. M. Trudeau aussi», assure-t-il. «Il l'a démontré. Je suis certain qu'il va être un homme de parole dans ce dossier-là», croit Yvon Boivin qui n'a de toute évidence pas perdu tout intérêt pour le dossier.

Après avoir été lui-même victime et avoir été président de la Coalition pendant six ans, ce dernier avoue qu'il est «impossible de ne plus penser à ce dossier-là, même si j'ai décidé de prendre une retraite de la pyrrhotite.»

Bien qu'il ait démissionné de son poste de président de la CAVP, avant les élections et qu'il ne s'implique plus activement dans ce dossier, Yvon Boivin raconte avoir eu «plusieurs discussions et communications avec le député François-Philippe Champagne. J'ai eu également des discussions avec les gens de la Coalition. J'ai avisé les deux instances gouvernementales, fédérale et provinciale, que je me montrais disponible à collaborer avec toute l'expertise que j'ai développée dans ce dossier-là. J'ai eu des discussions même avec le maire de Trois-Rivières, après les élections. Je suis prêt à mettre à contribution mes expertises et mes connaissances, mais à jouer un autre rôle que d'être un porte-parole», dit-il.

«Si le téléphone sonne, je contribue», dit-il.

Même si, au lendemain de sa défaite, Yvon Boivin avait assuré qu'il ne toucherait plus au dossier de la pyrrhotite et ne ferait plus de bénévolat en Mauricie, il attribue aujourd'hui ces déclarations à l'épuisement. «Je n'aurais pas dû faire d'entrevues le lendemain, dans l'état de fatigue extrême où j'étais et la façon dont ça s'était terminé à 2 h du matin», analyse-t-il avec le recul.

Yvon Boivin assure que le député François-Philippe Champagne «travaille très fort actuellement pour faire avancer le dossier. On a eu plusieurs échanges et discussions. Il travaille en collaboration avec la Coalition. J'en ai été informé», assure-t-il.

«Des annonces ont été faites. Il y a eu deux passages de M. Trudeau dans notre région et dans les deux occasions, des questions ont été posées par les journalistes et dans les deux cas, M. Trudeau avait mentionné qu'avec la collaboration du gouvernement du Québec, le fédéral viendrait donner un appui financier pour aider les victimes de la pyrrhotite», rappelle-t-il.

«Moi, je l'ai répété à plus d'une reprise, durant la campagne, qu'il y aurait de l'aide. Mais ce n'est pas une aide uniquement du fédéral, il faut que le provincial s'implique également», fait-il valoir.

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