Faute de subventions: la CAVP observe un ralentissement des demandes

:Steeve Guy, coordonnateur de la CAVP.... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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:Steeve Guy, coordonnateur de la CAVP.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite observe un ralentissement des demandes de la part des victimes tandis que le nombre de victimes qui se déclarent, lui, stagne depuis quelque temps.

Ce n'est certainement pas parce que les victimes de la pyrrhotite en Mauricie se sont déjà toutes déclarées, indique le coordonnateur de la CAVP, Steeve Guy. C'est parce que le gouvernement n'a pas donné d'autre aide financière depuis l'annonce des 7 millions $, en novembre 2014, explique-t-il.

Cette somme a d'ailleurs fondu comme neige au soleil dès qu'elle a été mise à la disposition des propriétaires, raconte-t-il.

M. Guy indique que selon les calculs, l'État devrait débloquer environ 17 millions $ s'il veut apporter le même niveau d'aide que depuis 2011. Et encore, cela ne répondrait qu'aux victimes qui sont présentement sur une liste d'attente.

Il y a beaucoup d'autres victimes qui finiront par se pointer, dit-il. C'est que sachant qu'il n'y a plus de subventions, plusieurs propriétaires attendent avant de faire faire un test de pyrrhotite dans leur béton. Beaucoup de propriétaires sont aussi dans une zone grise, explique M. Guy, c'est-à-dire qu'ils sont obligés d'attendre que la pyrrhotite fasse des dégâts pour pouvoir réclamer quelque chose. Il y a aussi la question de la fameuse norme sur le taux acceptable de pyrrhotite dans le béton qui pourrait changer des choses pour certains propriétaires.

On sait que le juge Richard a fixé cette norme à 0,23 %, mais des études universitaires en cours pourraient changer la donne là-dessus et on a appris récemment qu'il faudra attendre encore quatre ans pour obtenir une réponse claire à ce sujet.

Steeve Guy constate que les gens ne voient pas non plus le bout des démarches judiciaires qui pourraient leur permettre de récupérer leur argent.

La Coalition continue néanmoins à accomplir sa mission de donner de l'information aux victimes. Elle répond notamment beaucoup aux questions provenant de personnes qui veulent vendre leur maison ou en acheter une en fonction du risque que représente la pyrrhotite. «On essaie de cibler où est le besoin», indique M. Guy.

La Coalition, qui a récemment perdu son président, Yvon Boivin, s'apprête à réviser sa grille de priorités, indique M. Guy. «On va se rencontrer pour valider les objectifs, voir ce qu'on a fait jusqu'à maintenant et où il sera le plus rentable d'investir notre énergie pour avoir le plus grand bénéfice pour les victimes», explique-t-il.

M. Guy indique que la CAVP veut notamment créer sous peu des groupes, avec la CIUSSS, ainsi que des rencontres d'information «pour aider les gens à savoir comment négocier avec les enfants, comment leur apprendre la nouvelle quand les travaux doivent avoir lieu, comment gérer la pression du couple, comment gérer une situation financière», raconte-t-il.

Gala d'humour

Rappelons que la Chambre immobilière de la Mauricie organise un événement afin de soutenir financièrement le travail de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite (CAVP). Il s'agit d'un gala d'humour de 90 minutes présentant le Trifluvien François Bellefeuille ainsi que Stéphane Poirier, Stéphane Fallu, Louis T et Sexe Illégal.

Le tout se déroulera le mardi, 30 juin, à 20 h à la salle J.-A.-Thompson.

C'est Junior Girardeau des Productions Feedback, le neveu de la directrice générale de la Chambre immobilière de la Mauricie, Lise Girardeau, qui a convaincu ces artistes de prendre part au gala pour un cachet vraiment minime afin de soutenir la CAVP et les services indispensables qu'elle donne aux victimes de la pyrrhotite.

La Chambre immobilière espère pouvoir recueillir, par cette activité, au moins 15 000 $, soit le même montant qu'elle avait généré il y a deux ans pour la CAVP dans le cadre d'un tournoi de golf. «On se sent interpellé», indique Mme Girardeau. «Si une cause doit être supportée, c'est bien celle-là», dit-elle.

Pour l'instant, Mme Girardeau indique que la Chambre immobilière fait déjà ses frais avec cette activité.

«Mais il reste encore 500 billets à vendre», signale-t-elle.

Ils se détaillent à 25 $ l'unité et l'on peut s'en procurer à la salle J.-A.-Thompson ou à la billetterie en ligne enspectacle.ca.

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