La Coalition absolument indispensable, selon les victimes de la pyrrhotite

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La réparation des fondations est une épreuve très difficile à traverser.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) France Gagnon de Trois-Rivières est présentement aux prises avec la pyrrhotite dans les fondations de sa maison, là où se trouve sa garderie. «Quand ça arrive, tu ne sais rien», dit-elle en racontant combien elle se sentait démunie, au début, face à cette situation dramatique. «Je capotais», raconte-t-elle.

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Le coordonnateur de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite, Steeve Guy, estime que la Coalition pourrait jouer sa dernière carte avec la marche de solidarité qu'elle organise le 30 mai

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Ayant très peu de connaissances en matière de construction, comme bien des gens, cette dame célibataire était fort heureuse de pouvoir recourir à l'expertise de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite pour l'aiguiller dans le dédale du levage et de la reconstruction des fondations de sa maison.

«Moi, j'ai dû appeler la Coalition 50 ou 100 fois», indique de son côté André Rocheleau, de Shawinigan-Sud, en admettant qu'il exagère peut-être un peu sur le chiffre, mais à peine. «C'est une jungle, la pyrrhotite. Tout le monde te dit n'importe quoi. Si la Coalition n'avait pas été là, il aurait fallu que j'appelle partout. Au gouvernement, ils ne connaissent pas ça. La Ville non plus ne connaît pas ça», fait valoir ce directeur de caisse en indiquant que l'existence d'une ressource spécialisée dans la question est indispensable pour les gens de la région.

«On sauve du temps en faisant affaires avec la Coalition», renchérit Mme Gagnon, parce que sans la mine d'information et de soutien que lui a offert cet organisme, cette propriétaire avoue qu'elle se sentirait souvent perdue, comme ce fut le cas lorsque l'entrepreneur au dossier a commencé à parler de questions très techniques avec elle, comme le taux de compression du béton, une donnée qu'elle a dû valider auprès de la Coalition pour y voir clair.

Pierrette Rousseau, de Trois-Rivières, assure s'être sauvée d'un paquet de casse-tête de ce genre et de délais en faisant affaires avec la Coalition. «Sans la Coalition, il aurait fallu que j'embauche un autre entrepreneur pour avoir des avis. L'entrepreneur qui réparait ma maison faisait des choses et on n'était mis au courant de rien. Sans la Coalition, j'aurais eu beaucoup de problèmes», dit-elle.

«Ça serait dommage que la Coalition disparaisse», estime Élaine Robillard de Trois-Rivières qui a elle aussi eu recours à l'organisme. L'entrepreneur, dit-elle, lui tenait tête et ne la traitait pas bien. «Pour les personnes seules, c'est très difficile», explique-t-elle. «C'est tellement important de pouvoir parler à quelqu'un» en pareil moment, plaide-t-elle.

Mme Robillard trouve dommage que certaines municipalités ne s'engagent pas à aider la Coalition. «Ma maison a été construite en 1997» et la pyrrhotite a fini par se manifester. Selon elle, beaucoup de gens aiment mieux ne pas savoir qu'ils en ont, mais les cas finiront par sortir tôt ou tard, dit-elle. Bref, les municipalités pourraient avoir plus de cas qu'elles le croient actuellement et les citoyens, estiment les victimes, auront besoin de la Coalition partout dans la région.

Qu'on le veuille ou non, la Coalition joue aussi un certain rôle de psychologue auprès des victimes, fait valoir André Rocheleau. C'est souvent la seule oreille attentive compétente que certaines victimes peuvent avoir sans débourser encore plus d'argent de leur poche pour régler leur infortune.

«Je pense aux mères célibataires et aux couples âgés», fait valoir Pierrette Rousseau.

«Sans la Coalition, je ne sais pas comment je m'en serais sortie», estime Élaine Robillard dont les travaux se sont étirés pendant 12 longs mois exaspérants.

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