Nouvelle norme CSA sur la pyrrhotite: au moins quatre ans d'attente

La nouvelle norme canadienne tant attendue sur la pyrrhotite dans le béton a... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) La nouvelle norme canadienne tant attendue sur la pyrrhotite dans le béton a été publiée lundi en version française par la Canadian Standard Association (CSA). Toutefois, on n'y trouve «aucune exigence au niveau de la teneur en soufre des granulats», donc aucune limite établie sur la teneur en pyrrhotite dans le béton, indique Luc Bédard, directeur de l'Association Béton Québec qui siège au comité de la norme.

La question de la pyrrhotite et autres sulfures de fer, comme la pyrite, y est discutée dans une annexe de la norme et passe plutôt en revue quelques connaissances scientifiques sur le sujet au niveau mondial.

Voilà plus de quatre ans que la région de la Mauricie, où la pyrrhotite a fait 4000 victimes, attend une norme sur la teneur en pyrrhotite dans les granulats afin de s'assurer que pareille catastrophe ne se répète pas.

«Le comité n'a pas de données suffisantes», pour indiquer à ce jour la teneur maximale de pyrrhotite dans les agrégats devant servir à la fabrication du béton. «Il n'y a rien qui permette de statuer à cet effet-là», indique M. Bédard. «Le comité n'est pas en mesure de tracer une limite», dit-il.

«On est sur le point de développer des essais de performance», ajoute-t-il. Si les résultats sont bons, un taux pourrait faire partie de la nouvelle norme prévue pour 2019, dit-il. Il faudra donc patienter encore quatre ans au moins avant qu'une norme établisse le taux maximal de pyrrhotite qui peut se retrouver dans le béton sans provoquer de dommages à court ou moyen termes.

La Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite a tout récemment obtenu la version anglaise de l'annexe du document publiée en 2014 par la Canadian Standard Association (CSA) sans tambours ni trompettes.

On peut effectivement y lire que les nouvelles sources d'agrégats à béton devraient être testées et que si le contenu en sulfures est égal ou dépasse 0,1 %, la nature des sulfures devrait être déterminée. Si de la pyrrhotite est détectée, «l'agrégat ne devrait pas être utilisé», indique le document.

Questionné à ce sujet, le directeur de l'ABQ fait remarquer qu'il est bien indiqué «ne devrait pas» et non «ne doit pas.»

Cette annexe de la norme ne donne donc pas de directives incontournables à l'industrie. Elle représente néanmoins une certaine amélioration par rapport à l'ancienne version.

Selon ce document de la CSA, la pyrrhotite est le soufre de fer «le plus commun dans la nature.»

Le document cite notamment le problème survenu avec la pyrrhotite dans la région de Trois-Rivières.

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