Tour de l'horloge: faire disparaître la pyrrhotite sans soulever le bâtiment

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La tour de l'horloge en briques rouges de la rue Saint-Roch est en train de retrouver sa valeur grâce à des travaux en sous-oeuvre qui permettront de remplacer ses fondations affaiblies par la pyrrhotite.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La tour de l'horloge en briques rouges de la rue Saint-Roch à Trois-Rivières, qui abritait autrefois un lave-auto, est en train de retrouver sa valeur grâce à des travaux en sous-oeuvre qui permettront de remplacer ses fondations grandement affaiblies par la pyrrhotite.

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De gauche à droite: Gaétan Montplaisir, porte-parole des propriétaires, Joël Robitaille-Légaré, chargé de projet et Conrad Gosselin, président de Héneault et Gosselin. 

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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L'édifice situé au 1001 Saint-Roch fait l'objet d'importants travaux.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Le porte-parole des nouveaux propriétaires de l'édifice, Gaétan Montplaisir, n'a pas voulu mentionner la valeur des travaux qui sont en cours d'exécution par Héneault et Gosselin.

Dans la région, il s'agirait des premiers travaux majeurs en sous-oeuvre reliés à la pyrrhotite, c'est-à-dire qu'il n'est pas nécessaire de soulever l'édifice pour aller réparer les fondations.

Un système bien calibré de vérins et une réparation par sections permet de construire progressivement de nouvelles fondations sans endommager l'édifice puisque la structure et même la brique sont bien soutenues en tout temps, explique Conrad Gosselin, président de la firme spécialisée dans ce type de travaux.

«On est rendu à la troisième semaine», indique le chargé de projet, Joël Robitaille Légaré. Il ne reste que quelques jours encore avant de terminer la fondation.

Pour l'intérieur, il reste cinq semaines.

L'édifice de briques rouges, d'une valeur de 1,7 million $ et construit en 2007, est la propriété des frères Alain et Ghislain Courtois, de Construction GM Courtois, qui sont aussi propriétaires des Résidences du Manoir à Trois-Rivières.

Ces derniers ont acheté l'édifice il y a 3 ou 4 mois, indique M. Montplaisir. Les nouveaux propriétaires veulent se servir éventuellement du haut de l'édifice pour y loger les bureaux administratifs des Résidences du Manoir.

Ces bureaux se situent présentement dans l'immeuble de la rue Côte-Richelieu.

«Il y a un département de ressources humaines qui vient de s'ajouter. Il y a beaucoup de nouveaux employés, donc ça nous prenait plus de place et ils ont vu cette bâtisse» qu'ils ont achetée, raconte Gaétan Montplaisir, porte-parole de l'entreprise.

Ce dernier indique que le niveau inférieur sera transformé en espaces commerciaux.

«Les locaux sont déjà à louer», dit-il et devraient être prêts pour occupation vers la mi-mai.

Conrad Gosselin, explique que pour faire ce genre de travail en sous-oeuvre, il faut creuser jusqu'à la base des fondations soit environ cinq pieds dans ce cas-ci.

Les ingénieurs ont créé des fondations à la forme très particulière, dont une partie est à angle et qui permettront de soutenir parfaitement l'immeuble.

«C'est calculé en fonction de la charge du bâtiment», précise M. Robitaille en ajoutant que la vie utile de la nouvelle fondation sera mieux que celle de la fondation d'origine parce que la résistance en compression du nouveau béton est supérieure.

Ces travaux demandent beaucoup d'ingénierie puisque «c'est un bâtiment qui est complètement en coffrage isolant, de la base au clocher, donc complètement en béton. Il pèse quatre à cinq fois plus qu'un édifice standard», explique-t-il.

Les travaux sont exécutés par sections pour s'assurer que le bâtiment, de même que la brique qui le recouvre aux quatre faces, soit bien soutenus en tout temps.

L'ajout de superplastifiants et d'agents anti-retrait dans le mélange permet une cure du béton plus rapide que les 21 jours habituellement nécessaires avant d'y remettre des charges.

Comme l'explique M. Gosselin des vérins sont employés pour transférer la charge à mesure qu'on avance dans les sections. Cette méthode n'est pas plus cher que la méthode traditionnelle où l'on est obligé de soulever le bâtiment, explique M. Robitaille, puisqu'il «n'y a aucun dommage au bâtiment», ajoute M. Gosselin.

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