Accusations de fraude contre SNC-Lavalin: les victimes de la pyrrhotite inquiètes

Yvon Boivin, président de la Coalition d'aide aux... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Yvon Boivin, président de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite (CAVP) se dit inquiète face aux accusations de fraude et de corruption déposées récemment contre SNC-Lavalin.

C'est que dans une récente entrevue accordée au Globe and Mail, le PDG de SNC a déclaré que ces accusations pourraient forcer le démantèlement ou la vente de la firme à des intérêts étrangers.

Le géant du génie-conseil, rappelons-le, avait reçu la plus grande part de la condamnation dans le jugement rendu sur la pyrrhotite, en juin dernier. La cause est présentement en appel.

Le président de la CAVP, Yvon Boivin, se dit inquiet «particulièrement pour les gens des procès à venir.»

Pour les 857 dossiers logés au premier procès sur la pyrrhotite, «il y a une couverture d'assurances de SNC qui serait en mesure de couvrir, selon ce qu'on nous a dit, les réclamations demandées», dit-il.

«Par contre, pour les procès à venir, ça met en péril les poursuites, à notre avis. Ce que ça nous dit, c'est que ça nécessite davantage l'implication du gouvernement fédéral», indique M. Boivin.

La CAVP demande depuis quatre ans l'aide financière d'Ottawa pour soutenir les victimes de la pyrrhotite et aider la région qui fait face à une catastrophe frôlant le milliard $. Le gouvernement Harper ne cesse de répéter que le problème est de compétence provinciale et refuse de s'impliquer.

En se basant sur les conclusions du jugement de l'honorable Michel Richard, Yvon Boivin rappelle que le fédéral a bel et bien des responsabilités dans cette affaire.

«Un géologue incompétent d'une firme d'ingénieurs, SNC, qui est reconnue responsable à 70 % dans un procès, a pu passer très facilement à travers une faille, c'est-à-dire une norme imprécise. Or cette norme-là est fédérale», fait valoir le président de la CAVP.

«Que le fédéral assume ses responsabilités. Il est urgent qu'il vienne en aide aux victimes considérant ce qui se passe avec SNC», plaide M. Boivin.

Rappelons que la Coalition a lancé une vaste campagne du «carré gris» afin de rallier toute la Mauricie et, espère-t-elle, tout le Québec à sa cause.

La CAVP tente actuellement de faire connaître son histoire dans les médias canadiens anglophones.

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