Pyrrhotite : la décision pourrait n'être rendue qu'en 2017

Le porte-parole de la Coalition, Yvon Boivin.... (Photo: Stéphane Lessard)

Agrandir

Le porte-parole de la Coalition, Yvon Boivin.

Photo: Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite espère que SNC-Lavalin et les victimes de la pyrrhotite en viendront à une entente avant l'audition de l'appel logé par SNC.

Le jugement de l'appel pourrait en effet n'être rendu qu'en 2017 explique le procureur principal des victimes, Me Pierre Soucy.

Ce dernier explique qu'en général, on prévoit une attente moyenne d'un an et demi à deux ans après le dépôt d'un appel avant d'en connaître les résultats.

«On a jusqu'au mois d'avril pour déposer les inscriptions, faire les comparutions et tout cela. Si vous mettez un an et demi à partir d'avril, ça nous mène en 2017», indique Me Soucy.

D'ici là, il y aura plusieurs séances de gestion.

C'est un banc de trois juges qui entendra les représentations à Québec. Ces derniers auront alors tout lu et entendront les parties sur des points bien précis. La cour d'appel devra alors décider si «elle changera certains passages ou certaines conclusions» du jugement rendu par le juge Michel Richard, explique Me Soucy.

Ce dernier estime qu'il est «fort à parier que le jugement de la Cour d'appel aura une influence considérable sur le prochain procès et il y a sans doute des pans du procès qui n'auront pas lieu parce qu'ils vont être réglés par la décision de la Cour d'appel», dit-il.

«Il va peut-être demeurer certaines questions litigieuses, par contre», prévoit-il. Ce peut être, par exemple, concernant certains bâtiments dont le taux de pyrrhotite n'est pas tout à fait sur la ligne du 0,23 % qui figure dans le jugement Richard.

S'il devait y avoir règlement hors cour, le porte-parole de la Coalition, Yvon Boivin, mentionne qu'il ne serait pas question pour les victimes de faire des compromis. «On ne réglera pas plus bas qu'on a eu» lors du premier jugement, assure-t-il.

«On veut que SNC-Lavalin comprenne que s'il attend jusqu'au bout, ça va lui coûter encore plus cher parce qu'il y aura les intérêts qu'il cumule», prévient-il.

Yvon Boivin, qui avait acheté des actions de SNC afin de pouvoir aller aux assemblées et sensibiliser les actionnaires à la cause des victimes, prévoit retourner devant les actionnaires pour se faire entendre, en mai. «À la sortie de cette assemblée, je vais vendre mes actions. C'est ma dernière assemblée. D'autres personnes qui ont acheté des actions vont m'accompagner», dit-il. «Ils vont en entendre parler, de leur appel», assure-t-il. «On va monopoliser l'assemblée. On va le faire de façon très sereine», assure-t-il, tout en promettant de leur dire «bien des choses».

D'autre part, la Coalition n'a pas l'intention de démissionner du conseil d'administration de la nouvelle Garantie de construction résidentielle (GCR) qui administra désormais les Plans de garantie des maisons neuves en remplacement de la GMN de l'APCHQ, d'Abritat et de Qualité Habitation.

En décembre dernier, Jean Dion, représentant de l'Association des consommateurs pour la qualité dans la construction, a démissionné de ce CA, estimant que la GCR est en train de reproduire les erreurs des administrations précédentes, notamment en ce qui a trait aux contrats préliminaires.

«On entend demeurer là pour assurer notre rôle de chien de garde, de protection du consommateur au niveau de la nouvelle garantie. On fait des suggestions pour améliorer les choses», dit-il. «On est dans une étape critique où il est important que nos demandes soient écoutées», estime Yvon Boivin.

La Coalition entend profiter du fait que 2015 est une année électorale. «On va être très aux aguets de l'annonce des élections parce que le fédéral se fait toujours attendre», dit-il.

M. Boivin rappelle que le député conservateur Denis Lebel avait promis, l'automne dernier, que quelqu'un de son gouvernement allait entrer en contact avec la Coalition relativement à sa demande d'aide financière aux victimes de la pyrrhotite. «On est toujours en attente de nouvelles», déplore M. Boivin.

«Ça fait trois fois que je relance. C'est rire de nous. Il se moque de nous vraiment. Alors évidemment, on va s'impliquer dans la campagne électorale», dit-il.

La Coalition mise aussi sur la Table interministérielle mise en place par le gouvernement du Québec pour gérer le dossier de la pyrrhotite.

La Coalition est présentement en campagne de financement. «On veut régler notre financement à long terme», dit-il. «On demande aux gens d'affaires et à ceux qui bénéficient de la pyrrhotite et qui ont des victimes comme clients de communiquer avec nous pour qu'on puisse les rencontrer. On a un objectif d'environ 300 000 $ sur 3 ans pour pouvoir avoir les ressources nécessaires», indique M. Boivin.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer