Un premier cas de pyrrhotite dans Mékinac

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Un premier cas de pyrrhotite est apparu dans Mékinac. L'immeuble où sont raccordés trois puits d'eau potable de la municipalité d'Hérouxville, construit en 2004, est endommagé.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Hérouxville) L'immeuble où sont raccordés trois puits d'eau potable de la municipalité d'Hérouxville, construit en 2004, est endommagé par la pyrrhotite. Ce serait le premier dossier du genre confirmé dans la MRC de Mékinac.

Ce nouveau cas s'ajoute à une liste d'édifices publics qui ne cesse de s'allonger dans la région avec le Centre de l'activité physique et sportive de l'UQTR, le Complexe sportif Alphonse-Desjardins, la Coopérative des ambulanciers de la Mauricie et 10 édifices de la Ville de Trois-Rivières sans oublier le pont à quatre voies à Louiseville appartenant au ministère des Transports.

C'est ce qu'a confirmé le maire Bernard Thompson, qui avait de sérieux doutes depuis quelques mois déjà, alors que sont apparues des craquelures en forme d'étoile dans le béton de la fondation et du plancher de l'immeuble. «C'est un problème majeur, une véritable épée de Damoclès au-dessus de notre tête. On n'en a pas fait un secret mais lors de la dernière séance publique, des gens nous ont posé des questions. C'est l'été dernier qu'on a su qu'il y avait de la pyrrhotite en concentration importante, à la suite de tests qu'on a fait faire. L'immeuble qu'on appelle l'usine a été construit en 2004, la pire année, et le béton a été pris à Trois-Rivières. Comme le ciment était très compacté, la pyrrhotite a mis des années à sortir. On a entrepris des démarches et envoyé notre dossier à Me Pierre Soucy, de Trois-Rivières. Il est spécialisé dans ces causes. On a aussi envoyé une mise en demeure aux personnes concernées par la construction.»Le maire craint pour le système de distribution d'eau car la canalisation des pompes est dans le béton. «Si ça s'effrite encore, on aura des problèmes. On a une pompe qui a déjà commencé à pencher et qui s'est brisée. On a dû la faire réparer. On espère tenir jusqu'à ce que notre cause soit entendue et complétée. Si cette pompe brise, on a une pompe d'urgence. C'est quand même notre pompe principale! Trois de nos puits sont raccordés là et un quatrième n'est pas encore en fonction mais on doit l'amener là aussi. Mais si on le fait et que le ciment s'effrite davantage, je ne vois pas comment on va faire les travaux. On est vraiment pris.»

Le maire se propose de parler à un intervenant du gouvernement maintenant qu'il a son étude en main. «J'ai pris une décision avec le conseil. J'ai dit: on ne laisse pas aller ça de même. Là, on a des étoiles et des éclisses, ça s'effrite. On avait payé pour des tests de qualité de béton. Nous a-t-on caché des choses? L'ingénieur de la municipalité à l'époque était René Gervais», rappelle le maire.

Pour l'instant, la grande question est qui va payer pour les réparations? Comme tout le monde, le maire Thompson attend de voir comment va se terminer le recours intenté en cours d'appel par les victimes de la pyrrhotite.

En attendant, rien n'empêche Hérouxville de fournir l'eau potable comme à l'habitude. On continue de surveiller la dégradation de l'immeuble et les possibles dommages à l'équipement. «Ça peut prendre encore quatre ou cinq ans avant de vraiment avoir des problèmes plus sérieux. Une pompe, c'est quand même 15 000 $ c'est beaucoup pour une municipalité comme nous. «Ce qu'on sait, c'est qu'on va devoir refaire l'usine un jour, affirme le maire. Ça peut représenter 600 000 $. On a un budget de 1 600 000 $ Il va falloir de l'aide. Ça m'inquiète un peu. Ça ne me tente pas de prendre encore la taxe d'accise pour ça.»

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