Pyrrhotite: encore 1 ou 2 ans d'attente pour les victimes

Les victimes de la pyrrhotite devront attendre encore... (Photo: Stéphane Lessard)

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Les victimes de la pyrrhotite devront attendre encore un an, peut-être deux, avant de savoir si et comment elles seront dédommagées pour les dégâts infligés à leur maison par la pyrrhotite.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les victimes de la pyrrhotite devront attendre encore un an, peut-être deux, avant de savoir si et comment elles seront dédommagées pour les dégâts infligés à leur maison par la pyrrhotite.

Le juge Michel Richard a déposé au greffe de la cour supérieure la portion finale de son jugement, mercredi, c'est-à-dire la partie concernant les compagnies d'assurances.

Le jugement intéressera les victimes puisqu'il vient «préciser le montant que chaque assureur pour chacune des périodes de chacune des parties leur doit», explique Me Pierre Soucy, procureur de la plupart des victimes de la pyrrhotite.

Dès la sortie du jugement phare, le 12 juin dernier, le juge Richard avait confirmé que les assureurs étaient condamnés. «Par contre, on ne savait pas quel montant chaque assureur (des parties défenderesses) devait payer à chacune des parties», dit-il.

Ceci étant désormais connu, les parties défenderesses, SNC-Lavalin et son géologue, les bétonnières, la carrière et les compagnies qui les assurent pourront porter la cause en appel.

On se rappellera que SNC-Lavalin avait tenté de porter la cause en appel, mais en septembre dernier, la cour avait rejeté sa demande pour cause de prématurité.

SNC avait motivé son appel, en août dernier, du fait que selon elle, «le juge de la cour supérieure lui a erronément attribué la responsabilité qui devrait être supportée notamment par ceux qui ont fabriqué, commercialisé et pris la décision de vendre ce béton sur la base de nombreuses informations auxquelles n'avait pas accès SNC-Lavalin.»

En mai dernier, le président de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite, Yvon Boivin et le Dr Jean Desaunlniers, qui avaient tous deux acheté des parts de SNC dans le but de prendre part aux réunions des actionnaires, s'étaient rendus à l'assemblée des actionnaires, à Montréal, pour demander à SNC de ne pas aller en appel de la décision et pour sensibiliser les actionnaires au fait que SNC n'avait pas inscrit le désastre en réserve à ses états financiers.

Me Soucy indique que la cause pourra désormais être portée en appel. «On a même fait des séances de prégestion devant la cour d'appel pour faciliter la gestion et simplifier le plus possible la façon dont on va pouvoir faire les inscriptions, les comparutions, pour éviter la multiplication des frais et des déboursés», explique Me Soucy.

«À la cour d'appel, ils sont conscients, je pense, de l'ampleur du drame et sont conscients également que les gens attendent ça pour faire les travaux. Ils ne l'ont pas dit, mais on peut présumer qu'ils sont conscients de tout ça, comme la cour supérieure l'a été. Ils ont démontré beaucoup d'ouverture et de souplesse sur la façon de fonctionner. C'est encourageant pour les victimes», fait valoir Me Soucy.

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