La CAQ attise l'intérêt en Mauricie

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François Legault est prêt à vivre une «élection historique» en 2018.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, ne se fixe pas d'objectif temporel pour confirmer son équipe de candidats en Mauricie en vue de l'élection provinciale prévue à l'automne 2018. Présentement, une vingtaine de personnes auraient manifesté leur intérêt à se présenter dans l'un ou l'autre des quatre comtés de la région, un indice qui démontre que de plus en plus d'aspirants croient que la traversée du désert achève pour cette formation si les sondages favorables se maintiennent.

La CAQ concluait son caucus présessionnel mardi à l'Auberge Gouverneur de Shawinigan et une fois de plus, M. Legault s'est fait questionner sur les perspectives encourageantes pour le parti en vue du prochain scrutin. Bien que généralement prudent, il ne peut dissimuler une nouvelle confiance à la suite des sondages des derniers mois, qui placent clairement son parti comme l'alternative au gouvernement libéral actuel. 

M. Legault perçoit une tendance et il ne cache pas qu'il commence à ressentir une certaine pression.

«Au Québec, il y a de grandes attentes», constate-t-il. «Les Québécois veulent des changements. Ils pensent qu'on peut faire mieux en économie, en éducation, en santé. Sans rien prendre pour acquis, on commence à penser aux premiers gestes qui devraient être posés. J'ai le goût de répondre à cet espoir que les Québécois nous donnent actuellement.»

«J'ai hâte, mais par contre, je ne prends rien pour acquis», insiste-t-il. «Nous allons continuer à travailler fort. Il y a une réelle possibilité que l'élection de 2018 soit une élection historique.»

Des noms

En Mauricie, des noms de candidats potentiels commencent à circuler. Donald Martel, député de Nicolet-Bécancour et responsable de la région au parti, observe une hausse marquée de l'intérêt envers sa formation au cours des derniers mois.

«Quand nous avons fondé la Coalition avenir Québec, avant de devenir un parti politique, nous étions à 45 % dans les sondages», rappelle-t-il. «J'étais responsable de la Mauricie et du Centre-du-Québec et à cette période, j'avais 200 CV sur mon bureau. Nous avons (ensuite) baissé dans les sondages, au point où c'est nous qui devions appeler des gens pour avoir des candidatures.»

«Présentement, c'est l'effet complètement contraire», poursuit M. Martel. «Je n'en ai pas 200, mais on reçoit beaucoup d'offres. Lundi, nous avions un 5 à 7 et il y a quatre ou cinq personnes qui sont venues me voir pour me dire qu'elles étaient intéressées à se présenter en Mauricie.»

M. Martel précise qu'une «vingtaine» de candidatures sont analysées actuellement pour la région.

Évidemment, le nom de l'ex-procureure en chef de la commission Charbonneau, Sonia LeBel, demeure sur toutes les lèvres. Sa candidature constituerait toute une locomotive pour la CAQ en Mauricie, mais d'autres noms commencent aussi à circuler.

La directrice générale du Parc de l'Île-Melville, Marie-Louise Tardif, cache difficilement son intérêt. En plus de ses qualités de gestionnaire, elle apporterait un visage féminin à un parti qui n'en compte pas beaucoup, puisque seulement cinq de ses vingt députés sont des femmes. 

Stéphane Mongeau, avocat et maître fiscaliste chez Gingras Mongeau Martel, s'était bien tiré d'affaires en 2014 dans le comté de Saint-Maurice, chaudement disputé avec le libéral Pierre Giguère et le péquiste Luc Trudel. M. Mongeau milite toujours pour la CAQ, mais il est déchiré entre la croissance du chiffre d'affaires de la firme et son intérêt pour la politique. 

«Je n'ai pas encore pris de décision, mais je ne ferme pas la porte», laisse-t-il tomber.

Dans Champlain, Andrew D'Amours avait sérieusement chauffé le libéral Pierre-Michel Auger lors du dernier scrutin. Le jeune homme a toutefois démarré une entreprise, Flytrippers, qui propose des aubaines substantielles aux voyageurs. M. D'Amours indique que toute son énergie est investie au développement de ce projet, de sorte qu'il n'envisage pas se porter candidat en 2018. Mais comme la CAQ avait enregistré son meilleur résultat en Mauricie dans Champlain en 2014 avec plus de 10 500 voix, ce comté devrait recevoir une attention particulière l'an prochain.

Dans Maskinongé également, la CAQ s'était classée au deuxième rang en 2014, avec Martin Poisson comme candidat. Rien n'est décidé de ce côté; même que l'ex-député adéquiste Jean Damphousse refuse, pour le moment, de fermer la porte sur sa propre candidature.

M. Martel indique que la priorité du parti, dans la région, consistera à monter une bonne organisation avant de désigner des candidats. Il s'attend toutefois à ce que des noms soient dévoilés avant l'été 2018.

Boulet ou Giguère?

On peut présumer que la CAQ attendra le dénouement de la saga entre Pierre Giguère et Julie Boulet, dans le futur comté de Laviolette - Saint-Maurice, avant de désigner son candidat. M. Legault n'a pas trop voulu s'avancer là-dessus mardi matin.

«Je ne vais pas me mêler de la chicane entre Pierre Giguère et Julie Boulet», commente-t-il. «C'est sûr que Julie Boulet est très appréciée en Mauricie. Malheureusement, elle ne semble pas avoir l'écoute du gouvernement libéral. En tout cas, elle n'a pas livré, sur le plan économique, pour la Mauricie.»

«Le fait que Saint-Maurice soit fusionné avec Laviolette fait que les quatre circonscriptions de la Mauricie deviennent très prenables pour la CAQ», réitère M. Legault. «Ce n'est pas un hasard qu'on soit ici pour deux jours.»




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