Legault exige des baisses d'impôt de 1000 $ par famille dès cet automne

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Le chef de la CAQ, François Legault, à Shawinigan.

Le Nouvelliste, Sylvain Mayer

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Caroline Plante
La Presse Canadienne

Les Québécois sont en droit d'exiger des baisses d'impôt dès cet automne, a déclaré le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, en clôture du caucus présessionnel de son parti à Shawinigan, mardi.

«On a une situation actuellement où, quand on regarde le revenu disponible, les Québécois ont 4000 $ de moins que les autres Canadiens», a-t-il déclaré.

Il demande au ministre des Finances, Carlos Leitao, de déposer une mise à jour économique comportant des baisses d'impôt de 1000 $ par famille, de l'argent «qui a été pris dans leur portefeuille».

Le surplus budgétaire de Québec a atteint 2,5 milliards $ cette année. Il est dix fois plus élevé que prévu dans le plus récent budget.

Le ministre Leitao a annoncé en juin que l'argent sera plutôt dirigé vers la réserve de stabilisation pour les imprévus, dans laquelle il y a déjà 2,4 milliards $.

Le grand argentier de la province avait donné l'exemple des inondations qui ont récemment ravagé plusieurs régions du Québec ainsi que du conflit canado-américain sur le bois d'oeuvre, qui a forcé Québec à allonger jusqu'à 300 millions $ pour épauler l'industrie forestière.

Lors de la dernière campagne électorale, le premier ministre Philippe Couillard avait promis que la moitié des surplus servirait à baisser les impôts des Québécois.

Par ailleurs, tout indique que le Québec engendrera d'autres surplus dans les prochains mois, a argué M. Legault. «Il est temps de rembourser ces familles», a-t-il dit.

Le chef caquiste a voulu se présenter en véritable solution de rechange aux libéraux lors de son caucus de deux jours en Mauricie, répondant longuement aux questions, dont celles des journalistes anglophones.

Il s'est décrit comme étant pragmatique, «d'extrême centre», et a refusé de s'identifier aux groupes nationalistes identitaires, tels que La Meute.

«Si vous êtes insatisfaits de ce qui se passe en santé, en éducation, en économie, vous avez une alternative, c'est la CAQ», a-t-il claironné.

Le caucus s'est déroulé dans la bonne humeur, la formation politique bénéficiant actuellement d'une progression dans les sondages d'opinion.

Le système de santé se détériore, martèle la CAQ

Près de la moitié des Québécois ont observé une détérioration du système de santé depuis 2014, selon un sondage Léger commandé par la CAQ et diffusé mardi.

Quarante et un pour cent des Québécois sondés n'ont pas vu d'amélioration durant cette période. De plus, 85 pour cent des Québécois sondés considèrent que le temps d'attente dans les hôpitaux est demeuré inchangé ou s'est empiré depuis 14 ans.

C'est moins d'un Québécois sur 10 qui pense le contraire et qui croit que l'attente a plutôt diminué.

Le porte-parole caquiste en matière de santé, François Paradis, a qualifié le sondage de «dévastateur». C'est la réalité, a-t-il ajouté, en martelant que le plan du gouvernement libéral était un «échec» sur toute la ligne.

En 2012, le gouvernement de Jean Charest s'était donné comme objectif que 80 pour cent des hôpitaux aient un temps d'attente moyen inférieur à 12 heures.

Selon les données du commissaire à la santé et au bien-être publiées l'an dernier, le temps d'attente moyen est de plus de 15 heures au Québec. À l'hôpital régional de Trois-Rivières, c'est plus de 16 heures d'attente, a souligné M. Paradis.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a promis une plus grande prise en charge des patients par les médecins de famille.

«La promesse était de 12 heures et on ne l'a jamais eue», a poursuivi M. Paradis, qui s'est bien gardé de révéler les cibles d'un futur gouvernement de la CAQ.

D'ailleurs, M. Paradis n'a pas été en mesure de dire s'il aspirait au poste de ministre de la Santé et si oui, quelles solutions seraient mises de l'avant. S'il est un jour nommé à ce poste, il le fera aux meilleures de ses connaissances, a-t-il dit, en se tournant vers le patient et en prônant la collaboration et non la confrontation.

Il a ajouté ne rien vouloir dévoiler publiquement à ce stade-ci puisque les libéraux pourraient lui voler ses idées.

Mardi, le chef de la CAQ, François Legault, a dit vouloir revoir le mode de rémunération des médecins.

«Ce que je vais vous parler pendant la prochaine année, c'est comment on fait pour gagner, après je vous parlerai de comment on gouvernera», a-t-il affirmé.

Le sondage web a été effectué auprès de 1022 Québécois, du 21 au 23 août 2017.




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