La CAQ à la conquête de la Mauricie

La Coalition avenir Québec va tenir son caucus... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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La Coalition avenir Québec va tenir son caucus présessionnel les 28 et 29 août à Shawinigan. On voit ici son chef François Legault.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) «L'objectif, c'est de prendre le pouvoir, ce n'est pas d'être éternellement dans l'opposition. Et pour prendre le pouvoir, quand on regarde la possibilité de gains, c'est évident que la Mauricie en fait partie. On est quatre en quatre au Centre-du-Québec. Le discours de la CAQ résonne en Mauricie. J'ai bon espoir qu'on puisse gagner les comtés de la Mauricie à la prochaine élection.»

Le député de Nicolet-Bécancour Donald Martel... (Archives Le Nouvelliste) - image 1.0

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Le député de Nicolet-Bécancour Donald Martel

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Voilà comment le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, envisage les choses en vue du prochain scrutin provincial. Et pour démontrer à quel point sa formation politique est sérieuse dans ses aspirations, c'est à Shawinigan que la Coalition avenir Québec va tenir son caucus présessionnel les 28 et 29 août. Et la veille, le chef François Legault multipliera les rencontres avec les intervenants du milieu.

«Depuis que le Parti libéral a pris le pouvoir en 2003, la Mauricie n'en a pas eu pour son argent. De nombreux projets économiques ont avorté, les familles ont été surtaxées et le secteur manufacturier, essentiel pour l'économie locale, peine à se démarquer. À la CAQ, nous avons de grandes ambitions pour la Mauricie», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le porte-parole caquiste pour la Mauricie déplore la disparition de Saint-Maurice qui, dit-il, diminue le poids de la région à l'Assemblée nationale.

«Je vois dans cette perte un signal très fort que nous devons mobiliser l'ensemble des acteurs du milieu pour redonner à la région toute la force d'attraction et la vitalité dont elle a besoin pour assurer sa viabilité à long terme. Et pour moi, il est indispensable que les députés de la Mauricie mettent la main à la pâte et s'impliquent. Il faut qu'ils prennent position et se mouillent. Ils doivent être disponibles pas seulement pour les prises de photos officielles, mais chaque fois que l'intérêt de leurs concitoyens est en jeu», insiste celui qui dit sympathiser avec le député libéral Pierre Giguère.

Par ailleurs, le whip de la CAQ trouve déplorable l'absence d'initiative des députés libéraux de la région dans le dossier d'Aleris.

«Après dix ans de procédures, le ministre Heurtel a décidé d'intenter d'autres procédures qui vont amener de nouveaux délais au lieu de procéder à la décontamination du terrain et de rendre le site disponible pour du développement. C'est complètement contraire à ce qui serait souhaitable pour l'économie et les familles», affirme-t-il.

Et récemment, le député de Nicolet-Bécancour a interpellé le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, pour que soit renversée la décision «inacceptable» de restreindre les heures d'ouverture du centre Cloutier-Du Rivage durant la période estivale. «Un autre exemple de l'insensibilité de ce gouvernement», fait-il remarquer. 

D'ailleurs, la proximité des services de santé le préoccupe, particulièrement depuis la création du CIUSSS. «Les localités rurales craignent de perdre des services au profit de Trois-Rivières. C'est la raison pour laquelle j'ai appuyé activement une mobilisation citoyenne qui visait, ce printemps, à assurer le maintien de services au centre Christ-Roi de Nicolet ainsi qu'à Fortierville», a-t-il rappelé.

Dans sa circonscription, Donald Martel ne cache pas sa «grande déception» concernant le parc industriel de Bécancour. «Les gens de la Société font leur job, ils amènent des investisseurs potentiels, mais le gouvernement ne réussit pas à réaliser ces projets-là. Le parc industriel, c'est le meilleur test pour le gouvernement par rapport à sa capacité d'améliorer le développement économique au Québec», croit-il.

Celui-ci donne l'exemple de la conférence de presse tenue en avril pour le projet d'une usine de transformation du fer évalué à plus d'un milliard de dollars. La Société internationale métallique n'avait pas caché que le soutien de l'État était essentiel pour que les installations soient en opération en 2020. 

«Il y avait les promoteurs, des financiers, des partenaires, mais personne du gouvernement. Si tu n'es pas agressif dans ton développement économique, tu ne réaliseras rien. C'est le défaut du gouvernement libéral, ils sont bons pour faire des annonces, mais ne travaillent pas assez bien les dossiers en amont», considère le représentant caquiste.

Selon lui, des entreprises vont s'installer dans le parc industriel «quand on va s'en occuper efficacement». «Mais là, il faut juger le gouvernement sur ses résultats», a-t-il ajouté.

Interrogé au sujet des redevances réclamées par La Tuque pour les centrales hydroélectriques de son territoire, ce dernier est d'avis qu'il faut proposer des sources de revenus pour les municipalités, en raison de tous les transferts de responsabilités.

«Il faut donner les mêmes types d'opportunités à toutes les municipalités. Il n'y a pas de barrages électriques dans toutes les municipalités. C'est quoi la solution? Nous, on va faire des propositions par rapport à ça», conclut celui qui dit néanmoins comprendre les revendications latuquoises.




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