La Mauricie dans la mire du chef de la CAQ

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Le chef de la CAQ, François Legault, a profité de son passage au Centre de formation Bel-Avenir de Trois-Rivières pour faire savoir aux médias que la chasse aux candidatures était ouverte en Mauricie.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Même si l'éducation, la famille et l'entrepreneuriat sont autant de raisons qui l'ont amené à passer une journée à Trois-Rivières, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, ne cache pas qu'il prépare le terrain en vue des prochaines élections provinciales, avec la rencontre de candidats potentiels.

«On veut que la CAQ prenne sa place et les comtés de la Mauricie sont en haut de notre liste, ayant reçu 30 % d'appuis la dernière fois», a-t-il confié jeudi lors d'une mêlée de presse tenue au Centre de formation Bel-Avenir.

Selon lui, cet établissement est un bel exemple d'arrimage entre la formation et les entreprises. «Il faut changer de culture», a soutenu celui qui souhaite un rapprochement entre les cégeps, les universités et les entreprises.

À son avis, le défi reste celui de remplacer les vieilles usines. «On doit améliorer la qualité des emplois alors qu'en région, les salaires sont de 10 % à 20 % plus bas que dans le reste du Québec», poursuit-il, évoquant l'importance de la valeur ajoutée dans les domaines de la transformation alimentaire et du manufacturier.

Avant de prononcer un discours à la Faculté des sciences comptables et administratives de l'UQTR, M. Legault a visité le Centre Ressource Naissance de Trois-Rivières. «On s'en va vers une campagne électorale et il faut mieux aider nos familles. Avec une baisse d'impôt de 1000 dollars par famille, cela remettrait 45 millions de dollars en Mauricie», a-t-il donné comme exemple.

Du même souffle, le chef caquiste a réitéré sa proposition de rendre la maternelle à 4 ans accessible pour tous les enfants de la province, une mesure qui permettrait d'accroître le taux de réussite chez les jeunes et de contrer le décrochage scolaire dont le taux est de 16 % dans la région.

Par ailleurs, il n'a pas manqué de dénoncer les longues heures d'attente à l'urgence du Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières. Et quand on lui parle de ce qui se passe du côté de Nicolet, avec la perte de services spécialisés, M. Legault dit ne pas comprendre «l'attrait de cette centralisation».

Même si son député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, ne préconise pas un tel scénario, le leader de la CAQ croit toujours que le Centre-du-Québec devrait avoir son propre CIUSSS. Par contre, dit-il, «ceux qui sont sur la ligne» pourraient choisir de faire partie de l'une ou l'autre des deux organisations riveraines.

Finalement, ce dernier a abordé la question de l'aide médicale à mourir alors que plus tôt en journée, ses députés François Paradis et François Bonnardel ont exigé une commission parlementaire sur les soins de vie et l'application de l'aide médicale à mourir aux cas de personnes atteintes de démence et d'Alzheimer sévère.

Signée par le député de Lévis et porte-parole de la CAQ en matière de santé, François Paradis, une lettre a été acheminée jeudi au président de la Commission de la santé et des services sociaux, Richard Merlini, dans l'objectif de mettre sur pied une commission parlementaire portant spécifiquement sur cette question.

Pour sa part, le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel, a fait remarquer que dans une société vieillissante comme celle du Québec, on ne peut pas passer à côté d'un tel débat. «Gaétan Barrette semble avoir accepté la main tendue», a conclu M. Legault.




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